Au Québec, 80 % des pompiers sont à temps partiel - La CSST sonne l'alarme: Les accidents ne font pas partie du métier de pompier !



    MONTREAL, le 3 févr. /CNW Telbec/ - La CSST dévoile aujourd'hui les
conclusions de ses enquêtes sur le décès de deux pompiers. Le 4 mars 2008,
Mathieu Emond, pompier à temps partiel pour la ville de Varennes, périt dans
un incendie qui a ravagé une résidence de Varennes. Cinq jours plus tard, le 9
mars 2008, André Manseau, également pompier à temps partiel, meurt alors qu'il
combat un incendie dans un quartier résidentiel de la municipalité de
Val-des-Monts en Outaouais. Dans les deux cas, la formation et la supervision
sur l'utilisation d'un appareil de protection respiratoire isolant autonome
(APRIA) sont déficientes.
    Depuis 5 ans, en plus de ces deux cas, quatre autres pompiers sont
décédés d'asphyxie. En moyenne, 500 accidents impliquant des pompiers se
produisent chaque année. La CSST souhaite que le milieu se prenne en charge et
veut sensibiliser tous les corps de pompiers du Québec à l'importance de la
gestion des équipements de protection respiratoire. Il n'y a pas de place pour
l'improvisation dans un métier comme celui de pompier.

    Varennes : Rappel des événements

    Dans la nuit du 3 au 4 mars 2008, Mathieu Emond, 26 ans, effectue avec
deux de ses collègues une intervention offensive dans une résidence en feu.
Ils se rendent au sous-sol de la maison pour localiser le foyer d'incendie. M.
Emond manque d'air, soulève la partie faciale de son APRIA, prévient ses
collègues et s'effondre sur le sol. Un collègue informe par radio le
commandant, tente de soulever M. Emond et n'y parvient pas. Des équipes de
sauvetage sont formées, mais les tentatives de sauvetage sont infructueuses.
Le corps du pompier est retrouvé au matin. Il est mort d'une intoxication au
monoxyde de carbone.

    La CSST retient trois causes pour expliquer l'accident survenu à Varennes

    D'abord, la gestion des opérations de sauvetage est déficiente, de même
que la gestion des équipements de protection individuelle. Pour ces deux
éléments, les pompiers n'avaient pas reçu la formation et l'entraînement
nécessaires et ils n'avaient pas les équipements spécialisés pour effectuer un
sauvetage. Finalement, la conception de la valve de canalisation principale de
l'APRIA permet sa fermeture accidentelle.

    Varennes : Exigences de la CSST

    La CSST exige de l'employeur qu'il s'assure que tous les pompiers portent
leur avertisseur de détresse personnel durant un incendie et qu'il leur
fournisse une radio portative émettrice-réceptrice munie d'un microphone
pouvant être porté à l'épaule ainsi qu'une lampe portative. De plus,
l'employeur doit former les pompiers sur le port de l'APRIA, comprenant un
volet sur son ajustement et les manoeuvres à effectuer en cas de défaillance,
et sur les méthodes de sauvetage d'un pompier en difficulté.

    Val-des-Monts : Rappel des événements

    Le 9 mars 2008, des pompiers tirent un tuyau d'incendie dans le garage
d'une maison pour combattre le feu qui fait rage dans la résidence. A la
demande de leur supérieur, ils ne portent pas la partie faciale de leur APRIA
pour économiser le contenu de leur bouteille d'air comprimé. Un craquement se
fait entendre. André Manseau, 18 ans, crie à ses collègues de fuir. Le toit du
garage s'effondre. M. Manseau est prisonnier des décombres et toujours vivant.
Il est dégagé par ses collègues 45 minutes plus tard, mais il est trop tard,
il est décédé par asphyxie.

    La CSST identifie deux causes pour expliquer l'accident survenu à
    Val-des-Monts

    Le garage est utilisé pour combattre l'incendie alors que son intégrité
structurale est menacée, exposant ainsi les pompiers à un danger
d'effondrement. La supervision des travailleurs à l'égard du port de l'APRIA
est déficiente, ainsi, un travailleur se retrouve dans une zone d'air
contaminé sans la partie faciale de son appareil de protection respiratoire
isolant autonome.

    Val-des-Monts : Exigences de la CSST

    La CSST exige de l'employeur qu'il établisse des directives de sécurité
sur les mesures à prendre dans l'évaluation des risques d'effondrement des
structures, sur les tâches pouvant être accomplies de façon sécuritaire par un
pompier apprenti sur les lieux d'une intervention, sur le nombre minimal de
pompiers prêts à intervenir ainsi que sur les moyens et équipements requis
pour une attaque dans des conditions sécuritaires à l'intérieur d'un bâtiment.

    Municipalités mises à l'amende

    La CSST considère que les villes de Varennes et de Val-des-Monts ont agi
de manière à compromettre la sécurité de leurs travailleurs. En conséquence,
des constats d'infraction leur ont été délivrés. Pour ce type d'infraction,
l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense ou de 10
000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.

    Prévenir les dangers

    Pour éviter que de tels accidents ne se reproduisent et afin que des
mesures soient prises pour permettre aux pompiers d'exécuter leur travail de
façon sécuritaire, la CSST a transmis les conclusions de ses enquêtes à
l'Ecole nationale des pompiers du Québec, au ministère de la Sécurité publique
du Québec, à l'Association sectorielle paritaire - secteurs affaires
municipales, aux différents services de Sécurité incendie du Québec et aux
fabricants relativement à la conception de l'appareil de protection
respiratoire autonome.

    
    Source :     Julie Mélançon
                 Direction des communications et
                 des relations publiques de la CSST
    Téléphone :  1 866 966-4705
                 514 704-4366
    
    -%SU: LAW
    -%RE: 68,,41




Renseignements :

Renseignements: Julie Mélançon, Direction des communications et des
relations publiques de la CSST, 1-866-966-4705, (514) 704-4366

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