Association canadienne du cancer colorectal - Dépistage du cancer colorectal - L'Alberta emboîte le pas!



    MONTREAL, le 23 mars /CNW/ - L'Association canadienne du cancer
colorectal (ACCC) félicite le gouvernement albertain, le ministère de la Santé
de l'Alberta ainsi que l'Alberta Cancer Board (organisme responsable de la
lutte anticancéreuse dans cette province) pour le programme de dépistage du
cancer colorectal annoncé dans cette région, de même que toutes les personnes
qui ont travaillé dur afin que ce dépistage devienne réalité en Alberta.
    "D'abord, l'Ontario a annoncé un programme de dépistage, puis le Manitoba
et maintenant, l'Alberta - les choses sont vraiment en train de bouger!",
s'exclame Barry D. Stein, président de l'Association canadienne du cancer
colorectal (ACCC). "Le Canada commence enfin à combler son retard en ce qui
concerne le dépistage de cette maladie, et les Canadiens ne s'en porteront que
mieux. A l'ACCC, nous sommes convaincus que, conjugué à des mesures de
prévention primaire (saine alimentation et exercice physique), ce programme
fera baisser le taux de décès attribuables au cancer colorectal", ajoute-t-il.
    "Etant moi-même originaire de l'Alberta, je suis emballé par cette
annonce", explique le docteur Tony Fields, président du Conseil consultatif
médical de l'ACCC et vice-président, Affaires médicales et oncologie
communautaire, à l'Alberta Cancer Board. "Grâce au programme, moins
d'Albertains auront à livrer le combat de leur vie contre un cancer colorectal
déjà arrivé à un stade avancé - combat trop souvent vain."
    En vertu du programme de dépistage de l'Alberta, les résidents de cette
province seront encouragés à se soumettre annuellement, à partir de l'âge de
50 ans, à une recherche de sang occulte dans les selles (RSOS). Cette analyse
vise à déceler toute présence microscopique de sang dans les selles. En outre,
on recommandera une coloscopie aux personnes à risque élevé, par exemple
celles qui comptent des cas de cancer colorectal dans leur famille. Enfin, on
tentera de hausser le faible taux de participation en faisant un suivi afin de
déterminer quand la personne a passé un premier test et à quel moment un
deuxième s'avère nécessaire.
    Le programme sera mis en oeuvre graduellement et accroîtra la demande de
coloscopies en Alberta, surchargeant les gastroentérologues albertains, qui
sont déjà débordés. Toutefois, un nouveau centre de dépistage du cancer
colorectal devrait ouvrir ses portes à l'automne, à Calgary, ce qui doublera
presque la capacité de la province en matière de coloscopies.
    "Nous espérons que le centre contribuera à réduire le temps d'attente
pour les coloscopies ainsi que le risque d'engorgement pouvant découler des
résultats positifs des RSOS, une fois le programme en vigueur", précise
M. Stein.
    Le succès du programme de l'Alberta dépendra en grande partie de la
capacité du gouvernement albertain à inciter ses citoyens à y participer en
les informant au sujet des symptômes du cancer colorectal et des avantages du
dépistage. Par ailleurs, l'amélioration éventuelle de la sensibilité et de la
spécificité des tests utilisés accroîtra l'efficacité du programme.
    L'ACCC a mené une action soutenue dans tout le pays afin d'amener les
gouvernements provinciaux à mettre en oeuvre des programmes de dépistage du
cancer colorectal et à sensibiliser le public aux avantages qu'ils offrent.
Elle poursuivra son travail en ce sens, espérant que le programme albertain
sera source d'inspiration pour les autres provinces et les poussera à mettre
en place de telles initiatives chez elles. En bout de ligne, non seulement ces
programmes sauveront-ils des vies et permettront-ils de traiter les personnes
atteintes à un stade plus précoce de la maladie, mais ils s'avèreront
également avantageux sur le plan économique, compte tenu du coût élevé des
traitements au Canada.
    "L'Alberta ne doit cependant pas oublier les personnes qui ont déjà reçu
un diagnostic de cancer colorectal. Il faut leur assurer un accès en temps
opportun aux traitements les plus efficaces, conformément aux lignes
directrices en la matière. Les médicaments utilisés pour ces traitements
devraient être remboursés dans le cadre du régime provincial
d'assurance-maladie. Malheureusement, le bilan de l'Alberta à cet égard n'est
pas reluisant. Nous espérons que le gouvernement albertain reverra sa position
quant à l'accès aux traitements les plus récents et qu'il permettra aux
Albertains chez qui la maladie a déjà atteint un stade avancé de se procurer,
grâce au régime d'assurance-maladie, les médicaments les plus efficaces pour
la traiter", déclare M. Stein.
    L'ACCC organise une Table ronde nationale sur le dépistage du cancer
colorectal et l'accès aux traitements du 28 au 30 mars 2007, à Montréal, en
partenariat avec l'Agence de santé publique du Canada et le Partenariat
canadien contre le cancer (anciennement la Stratégie canadienne de lutte
contre le cancer).

    NOTE A L'INTENTION DES REDACTEURS

    A propos du cancer colorectal

    Le cancer colorectal (CCR) - cancer du côlon ou du rectum - est la
deuxième cause de décès par cancer, tant chez les hommes que chez les femmes.
Cette maladie devance le cancer du sein et celui de la prostate au chapitre de
la mortalité causée et occupe le deuxième rang au chapitre du nombre de décès
par cancer, après le cancer du poumon.
    En Alberta, le CCR se classe deuxième parmi les causes de décès par
cancer chez les hommes et les femmes. En 2006, quelques 1 620 Albertains ont
reçu un diagnostic de cancer colorectal, et environ 600 d'entre eux ont
succombé à cette maladie.
    L'Alberta affiche l'un des taux de CCR les plus élevés au monde, et le
nombre de diagnostics y atteint son sommet chez les 50 ans. Par ailleurs, le
CCR est souvent décelé chez des gens plus jeunes.
    Même s'il est évitable, le cancer colorectal a été diagnostiqué chez près
de 20 000 Canadiens en 2006, et on estime à 8 500 le nombre de victimes qu'il
a fait cette même année. Tous les ans au Canada, un nombre à peu près égal
d'hommes et de femmes apprennent qu'ils sont atteints de cette maladie.
    Au Canada, 385 personnes en moyenne recevront chaque semaine un
diagnostic de cancer colorectal, et il y aura hebdomadairement 163 décès
attribuables à cette maladie. D'après les prévisions, un homme sur 14 et une
femme sur 16 devront y faire face au cours de leur vie, et elle emportera un
homme sur 28 et une femme sur 31.

    A propos de l'ACCC

    L'Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est une organisation
sans but lucratif dont la mission est de sensibiliser et de renseigner les
Canadiens au sujet du cancer colorectal, de soutenir les personnes atteintes
et leur famille, et de plaider en faveur d'une politique nationale de
dépistage et d'un accès en temps opportun aux traitements et aux tests
diagnostiques. Pour plus de détails, consultez le site Web de l'ACCC
(www.ccac-accc.ca) ou appelez sa ligne sans frais, au 1-877-50COLON.
    Visitez le site l'ACCC (www.colorectal-cancer.ca) pour obtenir plus
d'information sur le cancer colorectal.





Renseignements :

Renseignements: ou encore pour demander une entrevue avec une personne
atteinte de cancer colorectal ou un médecin, veuillez communiquer avec l'une
des personnes suivantes: Barry D. Stein, ACCC, Cellulaire: (514) 944-0200,
Courriel: bstein@ccac-accc.ca, Tél.: (514) 875-7745 ou 1-877-50COLON; Alia
Hassan, Cohn & Wolfe, Tél.: (416) 924-5700, poste 4055, Courriel:
alia_hassan@ca.cohnwolfe.com

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Association canadienne du cancer colorectal

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