Appel au boycott d'un jour du Journal de Québec



    QUEBEC, le 18 juin /CNW Telbec/ - Sous le coup d'un lock-out décrété par
leur employeur le 22 avril, les syndiqués lancent un appel au boycott d'un
jour du Journal de Québec, soit le jeudi 21 juin. Cette démarche vise à forcer
les négociateurs de Quebecor à retourner à la table des négociations en
faisant montre de bonne foi.
    La semaine dernière, pour la troisième fois depuis avril, les syndicats
de l'imprimerie, des bureaux et de la rédaction (SCFP-FTQ) ont contacté le
conciliateur au dossier, afin de ramener Quebecor à la table. Les syndicats
ont même déposé une proposition qui, croient-ils, est en mesure de relancer
les négociations et d'en arriver à un règlement rapidement. Ce fut peine
perdue.
    Les négociateurs de Quebecor ont rejeté du revers de la main la
proposition, ne daignant même pas tenter de faire à leur tour un bout de
chemin afin d'arriver à un règlement négocié. Quebecor maintient toutes ses
demandes depuis le dépôt de la proposition patronale qui remonte au
1er décembre et malgré d'importantes ouvertures de la part des syndicats, la
compagnie reste campée sur ses positions et dans son attitude d'affrontement.
C'est inacceptable!
    Plutôt que de briser, de barrer les rues en manifestant, de déranger la
population ou de se plaindre, les syndiqués ont décidé de retrousser leurs
manches et d'offrir à leurs concitoyens un quotidien gratuit de qualité, le
MédiaMatinQuébec. Cette publication leur permet d'informer le public, mais
également et surtout de revendiquer leurs droits et de ne pas sombrer dans
l'oubli et l'indifférence.
    Les lockoutés demandent donc un coup de main et un geste de solidarité
significatif à la population de Québec afin de convaincre la direction de
Quebecor de revenir à la table de négociations, ce qui permettra, ultimement,
le retour au travail au Journal de Québec.

    Votre appui

    Cet appui, demandé à la population, prendra la forme d'un boycott du
Journal de Québec, le 21 juin, jour le plus long de l'année. Ce jour-là, nous
demandons de ne pas acheter le Journal de Québec et de ne pas le lire au
restaurant ou ailleurs. Ignorez-le. Prenez un autre journal. Le
MédiaMatinQuébec fera très bien l'affaire.
    Montrez à Quebecor que les gens de Québec s'appuient entre eux et ne
veulent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone qui se
contentent d'un quotidien contenant peu de nouvelles locales ou régionales,
tout en laissant ses artisans sur le pavé.
    Vous avez droit à un quotidien de qualité, un quotidien que nous avons
mis une quarantaine d'années à améliorer et qui ne cesse de se détériorer
depuis deux mois. Nous vous remercions à l'avance de votre appui, de votre
solidarité, et nous vous remercions également de l'accueil et des
encouragements que vous nous avez réservés jusqu'à présent. Alors, le 21 juin,
passez le mot pour nous aider: boycott du Journal de Québec.

    Rappel du lock-out au Journal de Québec

    Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous
le coup d'un lock-out décrété par l'employeur le 22 avril. En solidarité avec
leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de l'imprimerie ont voté
la grève à 97 %. Avant le déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats
n'avaient même demandé de mandat de grève à leurs membres.
    Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq
jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur
cause à la population de Québec. Aucun piquet de grève n'a été érigé par les
syndiqués. Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de
travail n'avait eu lieu. Il y a un an et demi, tous les employés syndiqués du
Journal avaient accepté de reconduire la convention collective pour un an en
partenariat avec l'employeur qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui
passait au format tabloid pour mieux le concurrencer.

    Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des employés du Journal,
le SCFP compte 7000 membres dans les communications au Québec et est présent
dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux,
les universités, l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés
d'Etat et organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les
municipalités. Avec près de 100 000 membres, le SCFP reste le plus important
affilié de la FTQ qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au
Québec avec 500 000 membres.

    
           Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca
    




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole syndical, cell. (418)
564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266; SOURCE:
SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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