Améliorer le revenu des personnes et des familles - Le choix d'un meilleur avenir



    QUEBEC, le 21 avr. /CNW Telbec/ - M. Tommy Kulczyk, président du Comité
consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, a rendu public
aujourd'hui l'avis prévu dans la Loi visant à lutter contre la pauvreté et
l'exclusion sociale. Le Comité y formule des recommandations sur les cibles
d'amélioration du revenu des personnes et des familles que le Québec devrait
viser et sur les meilleurs moyens d'atteindre ces cibles, ainsi que sur le
soutien financier minimal.
    "C'est conscient des attentes et de l'ampleur du défi" que le président a
lancé ce troisième avis du Comité consultatif, intitulé Améliorer le revenu
des personnes et des familles, le choix d'un meilleur avenir. Le Comité
propose des changements majeurs articulés autour d'un régime intégré de
soutien aux personnes et aux familles.

    
    Ce régime vise trois objectifs :
    - Permettre à toutes et à tous d'avoir accès aux biens nécessaires pour
      satisfaire leurs besoins de base.
    - Favoriser l'intégration sociale et économique des personnes.
    - Faire en sorte que les personnes qui travaillent soient en mesure de
      disposer d'un revenu permettant d'échapper à la pauvreté.
    

    Selon le président du Comité, "il faut s'inspirer de ce qui a été fait
pour les familles". Ainsi, pour compléter le travail entrepris, deux groupes
sont particulièrement ciblés : "L'amélioration du revenu des prestataires des
programmes d'aide de dernier recours qui n'ont pas d'enfants ainsi que de
celui des travailleuses et des travailleurs à faible revenu, représente un
investissement profitable dans le cadre d'un plan pour contrer la crise
économique."
    Parmi les changements proposés par le Comité consultatif, notons la
recommandation que le soutien financier minimal s'établisse, dans un premier
temps, à 80 % des seuils établis par la Mesure du panier de consommation
(MPC). Il s'agit de la mesure proposée par le Centre d'étude sur la pauvreté
et l'exclusion afin de suivre les situations de pauvreté sous l'angle de la
couverture des besoins.
    Le niveau de 80 % tient compte de la capacité d'investissement de l'Etat
et s'appuie sur le revenu disponible requis pour se loger, se nourrir, se
vêtir, se déplacer ainsi que pour couvrir les soins personnels et les
médicaments non prescrits. Pour une personne seule, ce minimum correspondrait
à 10 524 $ par année, alors qu'actuellement une telle personne, sans
contraintes sévères et recevant l'aide de dernier recours, ne dispose que
d'environ 7 300 $ par année. Pour le président du Comité, le revenu actuel est
nettement insuffisant et le soutien minimal proposé est incontournable. "En
deçà de ce que nous proposons, la santé et la sécurité des personnes sont
menacées", précise M. Tommy Kulczyk.
    Il ajoute qu'"une telle augmentation est possible. Elle a été réalisée
dans le cas des familles et, comme dans leur cas, il faut recourir à des
crédits d'impôt remboursables, un outil plus susceptible de favoriser
l'inclusion et la solidarité".
    En complément à ce soutien minimal, le Comité consultatif propose la
création d'un fonds d'indemnisation pour assurer aux personnes en situation de
pauvreté une assurance habitation. Il invite le gouvernement à poursuivre ses
efforts pour maintenir un parc locatif abordable et assurer le développement
du logement social et communautaire. De plus, dans le cas où le gouvernement
songerait à accroître la part des parents dans le réseau public de services de
garde, il devrait s'assurer, selon le Comité, que le soutien minimal des
familles ayant des enfants en âge de bénéficier de ces services soit ajusté en
conséquence.
    Par ailleurs, le Comité consultatif propose l'abolition du régime
différencié d'aide financière pour les personnes qui ont des contraintes
sévères et son remplacement par des crédits d'impôt remboursables afin de
compenser les coûts liés aux incapacités. Selon le président du Comité, "ce
régime contribue à nourrir bien des préjugés et, si on assure à tous le revenu
nécessaire pour couvrir les besoins de base, ce qu'il faut, c'est compenser
les coûts supplémentaires liés aux handicaps".
    Enfin, en lien avec le nouveau régime qu'il propose, le Comité
consultatif se fait le défenseur d'une intervention précoce auprès des jeunes
en difficulté et d'une approche conçue avec eux pour leur offrir autre chose
que de l'aide sociale.

    
    Sources

    Paul Dechêne                         Tommy Kulzcyk
    Secrétaire général                   Président
    Comité consultatif de lutte          Comité consultatif de lutte
    contre la pauvreté et                contre la pauvreté et
    l'exclusion sociale                  l'exclusion sociale
    418 455-3499                         514 295-2521
    

    -%SU: SOC,TAX
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Paul Dechêne, Secrétaire général, Comité consultatif de
lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, (418) 455-3499; Tommy
Kulzcyk, Président, Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et
l'exclusion sociale, (514) 295-2521

Profil de l'entreprise

Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.