Agence de la santé et des services sociaux de Montréal - Les enfants montréalais sont-ils prêts pour l'école? - L'enquête En route pour l'école! dresse l'état des lieux



    MONTREAL, le 28 fév. /CNW Telbec/ - Si 65 % des enfants montréalais sont
prêts à commencer l'école, les autres (35 %) risquent, à divers égards,
d'avoir un cheminement scolaire difficile. C'est ce que révèle une étude de la
Direction de santé publique (DSP) de l'Agence de la santé et des services
sociaux de Montréal.
    L'enquête En route pour l'école! vise à connaître et comprendre le
développement des enfants de 0 à 5 ans de Montréal afin de favoriser leur
mieux-être et leur réussite scolaire. Elle a été réalisée avec la
collaboration d'enseignants de 200 écoles de l'île de Montréal. On y dresse le
portrait de la maturité scolaire des enfants de maternelle 5 ans dans cinq
domaines : santé physique et bien-être, compétence sociale, maturité
affective, développement cognitif et langagier, habiletés de communication et
connaissances générales. Les chercheurs ont établi une mesure globale de la
maturité scolaire en regroupant les enfants vulnérables dans au moins un
domaine pour chaque territoire de centre de santé et de services sociaux
(CSSS) et de CLSC.
    L'enfant vulnérable, au coeur du rapport régional de l'enquête, est celui
dont le niveau de développement - dans au moins un domaine de maturité - se
situe au-dessous du niveau attendu pour son âge. Généralement, c'est aussi
celui qui profitera moins des apprentissages scolaires et le plus susceptible
d'éprouver des difficultés d'adaptation sociale et scolaire.

    Montréal et ailleurs

    Par rapport à la moyenne canadienne, Montréal présente des scores moyens
plus faibles dans chacun des cinq domaines mesurés. Toutefois, comparé à
Toronto, le portrait est plus nuancé. Les enfants d'ici font meilleure figure
que les jeunes Torontois en santé physique et bien-être et en communication et
connaissances générales; en maturité affective et développement cognitif et
langagier, c'est l'inverse. Par rapport à Vancouver, la situation est à
l'avantage de Montréal dans tous les domaines.

    Dans l'île de Montréal

    Trois territoires de CSSS présentent les plus fortes proportions
d'enfants vulnérables. Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent, Sud-Ouest-Verdun
et d'Ahuntsic et Montréal-Nord comptent tous plus de 40 % d'enfants
vulnérables. A l'opposé, Coeur-de-l'Ile et Jeanne-Mance, à 29 %, sont des
territoires à plus faible risque. Pour l'ensemble de l'île, la proportion se
situe à 35 %.
    A l'échelle des CLSC, les écarts sont encore plus marqués variant de 23 %
à 43 %. Cinq territoires peuvent être considérés à haut risque :
Mercier-Est/Anjou, Saint-Laurent, Montréal-Nord, Parc-Extension et
Hochelaga-Maisonneuve se situant tous au-delà de 42 %. Par ailleurs, avec 23 %
d'enfants vulnérables, le CLSC du Plateau Mont-Royal est le territoire où les
enfants risquent le moins d'éprouver des difficultés. Les auteurs de l'étude
font ici une mise en garde importante : pour obtenir un portrait plus juste de
la réalité, il faut considérer le nombre d'enfants dans le territoire. Ainsi,
c'est au CLSC de Pierrefonds qu'on trouve le plus grand nombre d'enfants
vulnérables malgré une proportion dans la moyenne montréalaise.

    Les conditions socioéconomiques

    L'étude s'est intéressée aux liens entre certaines conditions
socioéconomiques et la maturité scolaire. Des facteurs comme la santé des
nouveau-nés, l'immigration, la scolarité et le revenu ont été pris en compte.
L'analyse des indicateurs, pris isolément, produit une vision partielle où
s'entremêlent résultats attendus, résultats surprenants et autres constats.
Des exemples : le CLSC Saint-Laurent, un territoire aux conditions
socioéconomiques favorables, compte pourtant une proportion élevée d'enfants
vulnérables; à l'opposé, Saint-Michel, malgré de piètres indicateurs
économiques, fait relativement bien pour ce qui est de la maturité scolaire.
Ces cas, parmi plusieurs autres, suffisent à justifier des analyses plus
poussées afin d'alimenter la réflexion sur les efforts souhaitables d'une
communauté en vue d'améliorer la maturité scolaire de ses enfants.

    Une pluralité d'acteurs et de ressources

    Depuis une quinzaine d'années, le Québec a beaucoup investi avec des
politiques publiques novatrices pour favoriser et soutenir le développement de
l'enfant en ciblant plusieurs milieux. Qu'il suffise de mentionner les
services de garde, l'implantation des maternelles 4 ans ou, plus récemment,
les Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance (SIPPE) pour
les familles en situation de vulnérabilité. Ces politiques, programmes et
services ont créé, sur le plan régional et local, une dynamique où de nombreux
acteurs - Ville, organismes communautaires, initiatives privées - ont
multiplié les initiatives. Si la tendance est au partenariat et à la
concertation dans la communauté, encore faut-il pouvoir poser un regard
critique sur la réalité. Le présent rapport régional, en évoquant des
questions comme la distribution des programmes et des services, leur
accessibilité ou encore leur efficacité véritable pour les enfants et les
familles, se veut un outil en même temps qu'une première étape sur la voie du
bon diagnostic.

    La suite

    Notons que la collecte des données réalisée grâce à la collaboration des
enseignants de maternelle a permis la réalisation simultanée de quelque
200 rapports écoles. Ces rapports tracent le portrait de la maturité scolaire
des élèves qui débutent l'école publique sur l'île de Montréal. Ils ont été
remis aux cinq commissions scolaires de l'île ainsi qu'aux directions d'école
à titre d'outil de gestion et de planification.
    Par ailleurs, troisième retombée de l'enquête, des rapports par quartier
pour chacun des CSSS sont actuellement en production. Outils complémentaires
au rapport régional, ils seront utiles aux acteurs locaux avec une approche
plus micro, en particulier grâce à des données par "voisinage", une unité plus
petite que le territoire de CLSC. La sortie de ces rapports par CSSS est
prévue pour ce printemps.
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Renseignements :

Renseignements: Lise Chabot, Chargée des Affaires publiques, (514)
528-2400 poste 3056

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