Afghanistan : Délais et entraves dans le procès en appel de Perwiz Kambakhsh



    MONTREAL, le 2 sept. /CNW Telbec/ - Reporters sans frontières est
scandalisée par les retards et les entraves dans le procès en appel de Sayed
Perwiz Kambakhsh, jeune journaliste condamné à mort pour "blasphème".
Interrogé par Reporters sans frontières, son avocat a qualifié d'illégale la
suspension des audiences depuis le 15 juin dernier. Cela fait maintenant plus
de quatre mois que le procès en appel s'est ouvert à Kaboul.
    "Après un procès en première instance scandaleux, on s'attendait à une
procédure d'appel exemplaire, respectueuse de la présomption d'innocence et de
l'état de droit. Malheureusement, on assiste à un simulacre de justice où la
forme prime sur le fond. Nous ne comprenons pas l'attitude des juges qui ne
font aucun effort pour que les délais soient respectés. La justice doit se
ressaisir et aller de l'avant dans ce procès en appel qui doit aboutir au plus
vite à la libération du jeune journaliste qui croupit dans la prison de
Pul-e-Charkhi", a déclaré l'organisation.
    Interrogé par Reporters sans frontières, l'avocat du jeune journaliste,
Me Afzal Nuristani, a déclaré : "Le tribunal d'appel a légalement deux mois
pour juger un dossier, mais depuis le 15 juin, le procès est suspendu. On
attend les témoins de Mazar-i-Charif, mais ils ne viennent pas ! Leurs
témoignages ne sont pas importants pour le dossier car ils ne sont pas des
témoins directs. Ils ont été convoqués trois fois, mais ils ne se présentent
pas. Je ne sais pas pourquoi mais cette suspension est illégale. (...)
Malheureusement, ce problème ne concerne pas seulement Pervez Kambakhsh. C'est
habituel pour la justice afghane. Il faut qu'on trouve une solution. Les
accusés innocents, comme mon client, ont perdu beaucoup de temps."
    Depuis le 15 juin, le procès en appel de Sayed Perwiz Kambakhsh est
suspendu car des étudiants et des professeurs de l'Université de
Mazar-i-Charif ne se sont pas présentés devant le tribunal. Il s'était ouvert
le 17 avril après le transfert vers Kaboul du journaliste, à la demande de la
Cour suprême.
    Malgré le rapport médical qui a confirmé que Sayed Perwiz Kambakhsh avait
été torturé lors de sa détention, les juges n'ont pas ordonné la libération du
jeune journaliste. Par ailleurs, son frère, le reporter Sayed Yaqub Ibrahimi,
continue à être menacé à Mazar-i-Charif pour ses reportages sur la situation
dans le nord du pays. Il a récemment publié une enquête sur le trafic d'armes
et de drogue près de la frontière du Tadjikistan.

    Le 22 janvier 2008, la première chambre d'un tribunal de Mazar-i-Charif
avait condamné à mort le jeune journaliste et étudiant Sayed Perwiz Kambakhsh,
accusé de "blasphème". Un procès expéditif s'était tenu à huis clos. Une
dizaine de témoins, contactés par la famille du journaliste, avaient en effet
refusé de le défendre par peur de représailles. Sayed Perwiz Kambakhsh est
emprisonné depuis le 27 octobre 2007.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières Canada, (514) 521-4111, rsfcanada@rsf.org

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