Adoption du controversé budget libéral - Les baisses d'impôt vont à l'encontre du souhait de la population



    QUEBEC, le 1er juin /CNW Telbec/ - Le Syndicat de la fonction publique du
Québec (SFPQ) déplore l'entêtement du gouvernement libéral de Jean Charest à
vouloir réduire les impôts alors que la population s'est clairement exprimée
contre cette avenue. Aux yeux du SFPQ, les Québécoises et les Québécois
comprennent que les services publics sont actuellement sous-financés et qu'il
n'y a aucun avantage à réduire les impôts. Selon le président général du
Syndicat, Michel Sawyer, seuls les libéraux ne semblent pas le comprendre.
    Le leader syndical est d'avis que la réduction d'impôt mise de l'avant
par la ministre des Finances et le gouvernement de Jean Charest est illégitime
et bafoue les principes démocratiques. Il rappelle que les Québécoises et les
Québécois ont envoyé à l'Assemblée nationale une majorité de députés opposés
aux baisses d'impôt proposées par Jean Charest et que, depuis ce temps, la
population a réitéré son opposition à ces baisses à l'occasion de différents
sondages. "Néanmoins, le gouvernement - pourtant minoritaire - persiste et
signe en imposant des baisses d'impôt qui étranglent davantage les services
publics, particulièrement ceux dispensés par la fonction publique", explique
Michel Sawyer.

    Détournement du règlement du déséquilibre fiscal

    Par ailleurs, le SFPQ souligne qu'il est particulièrement indécent que le
gouvernement Charest utilise les sommes provenant du règlement du déséquilibre
fiscal pour baisser les impôts. Michel Sawyer rappelle que le consensus dégagé
lors du Forum national sur le déséquilibre fiscal visait à utiliser ces sommes
principalement en vue d'améliorer les services de santé, d'éducation et de
soutien à la famille. "En détournant les sommes provenant d'Ottawa au profit
de baisses d'impôt, le gouvernement Charest nie l'essence même du débat
entourant le déséquilibre fiscal. Tous reconnaissent que ces sommes devaient
servir à donner un peu d'oxygène à nos services publics. Ne disait-on pas
l'argent est à Ottawa, les besoins sont à Québec?", ajoute le président
général du SFPQ.
    Le gouvernement Charest a plutôt choisi de maintenir la pression sur les
services publics en limitant la croissance des dépenses des ministères et des
organismes de la fonction publique à un maigre 0,2 %, ce qui, compte tenu de
l'inflation, représente une diminution des budgets et, par conséquent, une
diminution des services rendus à la population. "Avec la privatisation de
certains services publics, la diminution du nombre de fonctionnaires, la
réduction des impôts et la diminution des budgets, la ministre des Finances
applique les vieilles recettes d'une autre "Dame de fer"; des recettes qui ont
démontré leurs effets néfastes pour la majorité de la population et qui vont à
l'encontre des valeurs de la population québécoise. A cet égard, l'adoption du
budget présenté par Monique Jérôme-Forget constitue une très mauvaise nouvelle
pour l'ensemble de la société québécoise, qui connaît très bien l'importance
et la valeur de ses services publics. Par ailleurs, le fait qu'une trentaine
de députés aient dû renoncer à se prononcer sur le budget afin d'éviter que le
gouvernement ne soit renversé, confirme que la légitimité de ce gouvernement
est grandement affaiblie", a conclu le président général du SFPQ,
Michel Sawyer.




Renseignements :

Renseignements: Stéphane Caron, Responsable des relations avec les
médias, (418) 623-2424, poste 338, Cell.: (418) 564-4150


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