Abolition des commissions scolaires - La FPPE-CSQ prévient que les élèves en difficulté seraient les grands perdants

MONTRÉAL, le 20 nov. 2011 /CNW Telbec/ - La Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), met en garde les parents des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA) : leurs enfants risqueraient d'être parmi les grands perdants de toute politique visant à abolir ou à affaiblir considérablement les commissions scolaires.

Profitant de la tenue de la Semaine des professionnelles et professionnels de l'éducation, qui se déroule du 21 au 25 novembre 2011, le président de la FPPE-CSQ, M. Jean Falardeau, soutient que l'abolition des commissions scolaires hypothéquerait dangereusement les services professionnels offerts aux élèves plutôt que de les améliorer.

« Il y a quelques mois encore, un sondage CROP démontrait clairement qu'une majorité de parents d'élèves ayant des besoins particuliers réclamait une augmentation des services professionnels dans les écoles. Malheureusement, les conséquences qu'entraînerait la disparition des commissions scolaires vont totalement à l'encontre de ce cri du cœur lancé par des parents du Québec », prévoit M. Falardeau.

Un mirage mensonger ou bête ?

Le président de la FPPE-CSQ reproche à François Legault et à ceux qui prônent l'abolition des commissions scolaires de faire miroiter un mirage aux yeux de la population en sous-entendant que moins de commissions scolaires seraient synonymes de plus de services dans les écoles.

« Avec des budgets plus importants que ce qu'auraient les écoles, les commissions scolaires n'ont déjà pas de moyens suffisants actuellement afin d'embaucher le nombre de professionnels nécessaires pour répondre à l'ensemble des besoins des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage. Comment peut-on prétendre sérieusement qu'en saupoudrant ce même budget entre 2 795 écoles, chacune serait alors en moyen d'offrir plus de services professionnels aux élèves en difficulté que c'est le cas actuellement ? C'est soit un énorme mensonge, soit une grosse bêtise, mais une chose est certaine : il faut dire la vérité aux parents de ces élèves », s'exclame Jean Falardeau.

Des écoles encore plus vulnérables sur le plan des services professionnels

M. Falardeau ajoute que l'énormité de la couleuvre qu'on veut nous faire avaler saute encore plus aux yeux quand on réalise que parmi les 2 795 écoles primaires et secondaires que l'on dénombre au Québec, 1 000 d'entre elles comptent moins de 200 élèves, dont 715 moins de 100 élèves.

« Ce n'est pas difficile d'imaginer à quel degré de vulnérabilité les services professionnels se trouveraient dans ces écoles, qui ne pourraient plus compter sur la force du regroupement d'une commission scolaire et devraient se replier sur les miettes budgétaires supplémentaires qu'elles auraient reçues à la suite du partage du budget des commissions scolaires abolies. Ces écoles n'auraient même pas les moyens de continuer à payer les services professionnels dont leurs élèves bénéficient déjà dans le régime actuel », laisse tomber le président de la FPPE-CSQ.

Une ambiance de tour de Babel

M. Jean Falardeau renchérit en soutenant qu'il est facile d'anticiper la véritable ambiance de tour de Babel qui règnerait dans les écoles concernant les services professionnels au lendemain de la disparition des commissions scolaires.

« Un grand nombre d'écoles auraient toujours leur responsabilité d'assurer des services professionnels aux élèves ayant des besoins particuliers, mais elles n'auraient plus la capacité de l'exercer. Leurs directions se retrouveraient obligées de se parler entre elles pour essayer de créer des ententes que le gouvernement viendrait lui-même d'annuler en abolissant les commissions scolaires. Les directions seraient donc forcées de dépenser une grand part de leur énergie à essayer de régler les nouveaux problèmes administratifs créés, en ayant encore moins de temps disponible pour s'occuper des élèves, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire », s'indigne M. Falardeau.

Profils de la FPPE-CSQ et de la CSQ

La Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) représente 20 syndicats regroupant 6 800 membres répartis dans la quasi-totalité des commissions scolaires du Québec, francophones, anglophones, Crie et Kativik. Elle compte parmi ses membres différentes catégories de personnel dans les secteurs administratif, pédagogique et dans les services directs aux élèves (entre autres, psychologues, psychoéducatrices et psychoéducateurs, orthophonistes, conseillères et conseillers d'orientation, orthopédagogues, animatrices et animateurs à la vie spirituelle et l'engagement communautaire).

La CSQ représente plus de 190 000 membres, dont près de 130 000 font partie du personnel de l'éducation. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

SOURCE CSQ

Renseignements :

Claude Girard
Conseiller en communications, CSQ
Cellulaire : 514 237-4432
Courriel : girard.claude@csq.qc.net
Twitter : @csq_centrale


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