9e Edition des Prix policiers du Québec : des hommes et des femmes qui font la différence sont honorés



    MONTREAL, le 6 déc. /CNW Telbec/ - 9e Gala des Prix policiers du Québec
s'est tenu aujourd'hui à l'hôtel Mariott Château Champlain à Montréal devant
plus de 400 convives provenant des milieux syndical, juridique, politique et
économique. Au cours de cette cérémonie, les associations syndicales
policières du Québec ont ainsi honoré leurs pairs pour leur engagement et le
travail remarquable qu'ils ont accompli auprès de leur collectivité.
M. Alexandre Dumas, ancien journaliste à Radio-Canada, a agi à titre de maître
de cérémonie.
    Dix-huit ans, jour pour jour, après la tragédie de l'Ecole Polytechnique,
les syndicats policiers ont rendu hommage à la Coalition pour le contrôle des
armes. Ils ont réitéré leur appui au maintien du registre des armes à feu dans
sa forme actuelle, alors que le gouvernement du Canada vient de déposer un
projet de loi retirant les armes d'épaule de ce registre. La présidente et
cofondatrice de la Coalition, Mme Wendy Cukier, a pris la parole et remercié
les associations pour ce prix.

    Les lauréats

    Cette année, 29 policiers et policières de la Gendarmerie royale du
Canada, de la Sûreté du Québec, des services de police des villes de Montréal,
Québec et Saguenay, ainsi que de la Régie intermunicipale de police Roussillon
ont reçu le Cristal des Prix policiers du Québec. Cette distinction leur a été
décernée pour avoir fait preuve de détermination et de courage en certaines
circonstances ou pour s'être impliqués auprès de leur communauté.
    Quatre prix ont également été remis à des hommes qui se sont illustrés
par un engagement syndical hors du commun dans le milieu policier. Les quatre
récipiendaires étaient MM. Réjean Corriveau, Raymond-Marie D'Astous,
André Nadon et Pierre Vincent.

    Une initiative du milieu syndical policier

    Le Gala des Prix policiers du Québec est un événement qui est organisé
par les différentes associations syndicales policières du Québec, soit
l'Association des membres de la Police Montée du Québec (AMPMQ), l'Association
des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), la Fédération des
policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et la Fraternité des
policiers et policières de Montréal (FPPM).
    Au cours de ce dîner, le fondateur de l'AMPMQ, M. Gaétan Delisle, le
président de l'APPQ, M. Jean-Guy Dagenais, le président de la FPMQ, M. Denis
Côté et le président de la FPPM, M. Yves Francoeur, ont félicité les
récipiendaires et se sont dits fiers de représenter les policiers et
policières du Québec qui démontrent un grand professionnalisme dans
l'accomplissement de leurs fonctions. Ils ont également souligné la
contribution exceptionnelle des quatre syndicalistes honorés dans la défense
des droits des policiers et policières du Québec.

    Des invités de marque

    Plusieurs invités des milieux policier, juridique, économique et
politique ont assisté à ce gala. Nous retrouvions, entre autres, la députée de
Lotbinière et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité
publique, Mme Sylvie Roy, le sous-ministre associé à la direction des affaires
policières, de la prévention et des services de sécurité du ministère de la
Sécurité publique du Québec, M. Robert Lafrenière, l'ex-solliciteur général du
Canada et membre du Conseil privé de la Reine, l'honorable Pierre H. Cadieux,
les sénateurs, les honorables Francis Fox, Jean Lapointe, Pierre-Claude Nolin
et Lucie Pépin, ainsi que les représentants des commanditaires des Prix
Policiers du Québec, belairdirect et Ford Canada.

    Remise d'un don

    Par l'entremise de leur fondation respective, les quatre associations
policières remettront un don de 6 000 $ à la Fondation de la recherche sur les
maladies infantiles.

    L'AMPMQ, l'APPQ, la FPMQ et la FPPM représentent les quelque
14 000 policiers et policières du Québec.

    
                              Les lauréats 2007



                       Hôtel Marriott Château Champlain

                               6 décembre 2007


    Il se dévoue à créer des liens entre la police et les jeunes
    Service de police de la Ville de Montréal

    Le projet "Viens jouer avec ma gang" est une initiative de l'organisme
Accès Football implanté dans divers arrondissements de Montréal depuis plus de
quinze ans. Il vise essentiellement à offrir la possibilité à des jeunes de
milieux défavorisés de faire du sport gratuitement, dans un contexte récréatif
apte à développer leurs habiletés sociales et à prévenir leur dérive possible
vers les gangs de rue. C'est le sergent-détective George Widz du poste de
quartier 15 du Service de police de la Ville de Montréal qui est le fondateur
de ce projet et qui le tient bénévolement à bout de bras depuis tout ce temps.
Sa ferveur a même su convaincre les joueurs des Redmen de l'Université McGill
d'y participer à titre d'entraîneurs et, accessoirement, de jouer le rôle de
modèles positifs auprès des jeunes. Accès Football permet en même temps au
SPVM de consolider ses liens avec les institutions et organismes
communautaires participants. C'est pourquoi, en 2006 encore, M. Widz a voulu
élargir ses activités en proposant un programme de football participatif à
plusieurs écoles primaires de l'arrondissement Sud-Ouest. Depuis le début, il
s'est présenté avec fierté comme un policier montréalais et a toujours tenu à
ce que le projet soit intimement associé au SPVM. Plus de 300 jeunes ont
participé aux saisons printanière et automnale 2006 et on s'attend à ce que
les chiffres des saisons 2007 soient encore plus élevés. Accès Football est un
projet remarquable dans la mesure où il permet au Service de police de créer
des liens positifs avec les jeunes à risque et de leur faire connaître ses
programmes de prévention de la toxicomanie et de lutte contre les gangs de
rue. C'est ce qui s'appelle joindre l'utile à l'admirable!
    Parce qu'il contribue à l'amélioration de destins individuels et à la
qualité de vie de la communauté, nous décernons un Cristal au
sergent-détective George Widz du Service de police de la Ville de Montréal.


    Plus de trente ans d'altruisme et de dévouement auprès des jeunes
    toxicomanes
    Gendarmerie royale du Canada

    A 55 ans, le gendarme Carol Locas de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
n'a rien perdu de sa passion pour la vie, ni de la générosité humaine qui le
distingue depuis son entrée dans les forces policières nationales, il y a déjà
plus de trente-trois ans. Son dévouement envers la communauté des jeunes de
Saint-Jérôme est bien connu des groupes policiers et communautaires à travers
la province et, au sein du programme de mentorat, il est un modèle pour les
jeunes sous l'emprise de l'alcoolisme et de la toxicomanie.
    Le gendarme Locas est à la tête du Service de sensibilisation aux drogues
et au crime organisé de Saint-Jérôme dans les Laurentides. En dépit de sa
retraite imminente en 2009, il avoue n'avoir aucunement l'intention
d'abandonner le bénévolat qu'il pratique en visitant des établissements
scolaires et en agissant à titre de conseiller auprès des jeunes. Les
adolescents pourront donc continuer de se tourner vers cet ex-policier
souriant lorsqu'ils en auront besoin.
    En mai 2006, M. Locas était invité à la résidence d'Ottawa de la
Gouverneure générale du Canada, l'honorable Michaelle Jean, à titre de lauréat
de l'Ordre du mérite des corps policiers. L'Ordre souligne le mérite manifeste
et le service exceptionnel de membres et d'employés des forces policières
canadiennes dont les contributions débordent des cadres de la protection de la
communauté.
    Les réalisations du gendarme Locas sont nombreuses et c'est par son
travail de bénévolat qu'il gagne le coeur des groupes communautaires, des
enseignants et des organisations oeuvrant auprès des jeunes en difficulté. La
Maison Portage de Saint-Jérôme reconnaît les efforts qu'il déploie à assister
les jeunes dans leur combat contre la drogue, et continue d'offrir les
programmes de mentorat qu'il a mis en place.
    M. Locas est aussi reconnu à travers la province pour son implication lors
de levées de fonds pour des groupes communautaires par l'intermédiaire de
l'Association des Membres de la Police Montée du Québec, et sa fondation
caritative, qui recueille des milliers de dollars en dons chaque année.
    Cycliste enthousiaste et passionné des sports, il est convaincu que le
secret pour rejoindre les jeunes en difficulté est de les aider à trouver leur
passion dans la vie. Pour lui, le travail d'un agent de police est avant tout
de venir en aide aux gens et d'être là pour eux quand ils font le 911. Voilà
pourquoi il a choisi ce métier.
    En reconnaissance de ses trente années d'altruisme et de dévouement auprès
des jeunes et pour sa capacité à leur redonner espoir en la vie, nous
décernons un Cristal au gendarme Carol Locas.


    Un policier engagé
    Sûreté du Québec

    Pour plusieurs policiers, le choix d'entreprendre une carrière dans ce
domaine particulier d'activité professionnelle est motivé par le désir d'être
utile à la société. Le service à la population est ce qui anime leur
engagement renouvelé jour après jour.
    Bruno Beaulieu est un athlète et un homme de coeur. Il s'est engagé à
soutenir l'organisation de compétitions de niveau olympique pour les citoyens
souffrant d'un handicap et représentera l'ensemble des policiers du Québec
lors de la course au flambeau organisée à Shanghai par l'organisme de levée de
fonds Law enforcement torch run. Pour ce policier, le service à la population
est plus qu'un emploi, plus qu'un devoir. C'est sa philosophie de vie, sa
façon d'être au monde.
    Pour son implication active au sein de la collectivité et parce qu'il
incarne l'engagement social des policiers, nous décernons un Cristal à l'agent
Bruno Beaulieu de la Sûreté du Québec.


    Un policier dévoué pour la communauté saguenéenne
    Sécurité publique de Saguenay

    Depuis 1978, Rock Gilbert est policier à la Ville de Jonquière et à la
ville de Saguenay à la suite des fusions municipales. Il a occupé plusieurs
fonctions au sein de ces services et agit aujourd'hui à titre d'agent aux
relations communautaires et prévention. Il s'investit sans relâche auprès de
sa communauté, ainsi que de ses confrères et consoeurs. Il est grandement
apprécié de ses concitoyens et de ses collègues pour son dévouement
exceptionnel, sa disponibilité et son professionnalisme.

    Nous pouvons citer certaines de ses implications communautaires, soit :

    - Il est membre du comité organisateur Pee-Wee de Jonquière depuis
      vingt et un ans;
    - En 1997, il a fondé un musée relatant l'histoire de la police à
      l'intérieur du poste de Jonquière. Lors du déménagement dans un nouveau
      quartier général en 2005, il a élaboré un projet d'un centre d'histoire
      de la police de Saguenay pour les citoyens et les amateurs d'histoire;
    - Depuis six ans, il oeuvre en concertation avec les organismes d'aide
aux
      immigrants afin de faciliter leur intégration.

    Au cours de sa carrière, M. Gilbert a mérité plusieurs reconnaissances,
    dont :

    - Le député fédéral de la région reconnaît la qualité de son travail lors
      des inondations de 1996 à titre d'agent aux relations publiques;
    - Le centre de prévention du suicide lui décerne deux méritas en 2002 et
      2004;
    - Il a été finaliste au prix Jacques-Couture en 2007 pour la promotion du
      rapprochement interculturel dans le cadre des Prix québécois de la
      citoyenneté décernés par la ministre de l'Immigration et des
      Communautés culturelles du Québec.

    Pour son dévouement exceptionnel et son implication au sein de sa
communauté, nous décernons un Cristal à l'agent Rock Gilbert de la Sécurité
publique de Saguenay.


    Ensemble pour contrer la criminalité
    Sûreté du Québec
    Gendarmerie royale du Canada
    Service de police de Timiskaming
    Service de la police provinciale de l'Ontario

    Le projet Abords

    Les réseaux criminalisés sont comme des monstres de l'Antiquité : on a
beau leur couper la tête, ils repoussent tout le temps. Il faut travailler
davantage en profondeur et c'est pourquoi les enquêtes touchant la vente de
drogue par des réseaux criminalisés sont longues et difficiles. Il y a d'abord
la phase de renseignements où l'on doit identifier les têtes dirigeantes, les
lieutenants, les vendeurs de rue, à quel endroit se trouve la drogue et
comment elle est transportée. La seconde phase est celle des opérations
proprement dites, soit l'infiltration, la surveillance physique, l'écoute
électronique et l'observation vidéo. Enfin, la dernière phase est celle qui
survient le jour où on "passe la gratte". Dans le cas du projet Abords,
seize personnes ont été arrêtées et toutes ont été condamnées.
    Ce projet n'aurait jamais pu atteindre ses objectifs si des policiers de
la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada, des forces policières
autochtones et de la Police provinciale de l'Ontario n'avaient unis leurs
efforts pour travailler ensemble à l'amélioration du milieu de vie dans leur
région. La défense de l'ordre public est une responsabilité qui va au-delà de
la couleur des uniformes et des logos. Les Prix Policiers du Québec sont
conçus pour honorer le professionnalisme des policiers. Ce sont parfois des
individus, et parfois toute une équipe, car le travail policier c'est aussi un
travail d'équipe où la force de chacun nourrit l'énergie de l'autre.
    Pour leur travail remarquable, leur professionnalisme et leur ténacité
dans cette enquête qui a mené à l'arrestation de seize personnes d'un
important réseau criminel, nous décernons un Cristal aux agents
Claude Barrette, Serge Bertrand, André Chartré, Daniel Gauthier,
Stéphane Mailloux, Christian Michaud, François Pichette et Alain Trottier de
la Sûreté du Québec, Isabelle Coursol et Jonathan Moreau de la Gendarmerie
royale du Canada, Robert Millette du Service de police de Timiskaming et Yvan
Godin du Service de la police provinciale de l'Ontario.


    Un modèle pour ses consoeurs et confrères
    Sûreté du Québec

    La compétence, la performance, l'engagement et l'abnégation sont autant de
traits caractéristiques qui définissent les qualités des récipiendaires des
Prix Policiers du Québec. Bien qu'il n'ait pas dix ans de carrière derrière
lui, Bruno Soucy se révèle pourtant déjà un modèle et une inspiration pour ses
collègues. En effet, ses talents d'enquêteur et ses qualités comme personne
humaine se sont particulièrement illustrés dans le cadre des projets Crystal
et Cléopâtre. Ces deux enquêtes ont nécessité la contribution de policiers
provenant de différentes organisations et exigé de leur part constance et
rigueur pendant des mois, voire des années.
    Pour la qualité de son travail d'enquêteur, le dynamisme qu'il démontre au
sein des équipes de travail, sa capacité à nouer des relations entre les
policiers provenant de différents corps policiers, sa générosité et son
professionnalisme, nous décernons un Cristal à l'agent Bruno Soucy de la
Sûreté du Québec.


    Projet Chamonix - une ingénieuse opération policière stoppe un réseau de
    contrebande de cocaine entre le Mexique et le port de Montréal
    Gendarmerie royale du Canada

    Projet Chamonix

    Le 28 mai 2007, au port de Montréal, un agent des services
transfrontaliers du Canada effectue une fouille dans un conteneur et y
découvre environ 160 kilogrammes de cocaine cachés dans des seaux de purée de
mangue surgelée. Le conteneur en provenance du Mexique est immédiatement saisi
et les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada sont appelés sur les
lieux. Cette enquête, surnommée Projet Chamonix, aura mené à une investigation
internationale dans le trafic de la cocaine en provenance du Mexique vers le
Canada. Finalement, le 9 juin 2007, les principaux acteurs de ce cartel de
cocaine sont arrêtés, la main dans le sac, dans le cadre d'une descente
massive effectuée par les officiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Cette saisie aura aussi mis fin à une organisation criminelle en opération au
Canada depuis 2005.
    L'opération d'infiltration, orchestrée par la section des stupéfiants de
la GRC avec la participation de l'Equipe nationale des enquêtes portuaires et
le groupe de sécurité du port de Montréal, laisse croire aux contrebandiers
que la cocaine est en effet arrivée à Montréal en provenance du Mexique, et
qu'elle est en cours de distribution à travers le Canada.
    Grâce à des techniques policières sophistiquées et un travail ingénieux,
les enquêteurs de la GRC remplacent la cocaine cachée dans la purée de mangue
par un produit placebo et laissent cette énorme cargaison se faire cueillir
dans le port de Montréal. Les policiers n'ont plus qu'à attendre que la
cargaison soit ramassée par les trafiquants, le tout suivi et observé par les
agents de la GRC. Les gendarmes foncent ensuite sur les criminels et les
épinglent, un à un.
    Cette ingénieuse opération policière mène à l'arrestation de quatre
Mexicains, oeuvrant à Montréal sous la bannière Quality Mexport, et
facilitant l'importation illégale de stupéfiants dans Montréal.
    Le responsable des opérations pour la section des stupéfiants de la
Division C de la GRC, le sergent d'état-major André Potvin, dira par la suite
que le tout s'est déroulé dans un environnement où il était très difficile
pour les criminels de détecter une présence policière et que cette
investigation a mis un terme à ce réseau international et a empêché que près
de deux millions de doses de cocaine n'atteignent les rues de Montréal, du
Québec et du Canada. Cette opération a de plus confirmé que les forces
policières ont à l'oeil quiconque désire utiliser le Port de Montréal pour
des fins clandestines.
    En tout, vingt enquêteurs ont consacré de longues heures, jour après jour,
afin d'assurer la réussite de cette opération. Deux d'entre eux sont
d'ailleurs encore impliqués dans une opération d'infiltration et ne peuvent
être identifiés.
    Pour s'être particulièrement distingués par leur leadership et leur
travail extraordinaire et pour avoir joué un rôle de premier plan dans le
succès de cette opération, nous décernons un Cristal aux sergents Guy Lemay,
René Beauchesne et Serge Bertrand, au gendarme Martin Lemoine et aux agents X
et Y.


    Il risque une chute de 200 pieds pour secourir un fuyard
    Régie intermunicipale de police Roussillon

    Le 18 janvier 2006 vers 3 h 30, la Régie intermunicipale de police
Roussillon tente d'intercepter un conducteur pour une infraction au Code de la
sécurité routière à Delson, mais il refuse de s'immobiliser. Une poursuite
s'ensuit. Compte tenu des mauvaises conditions climatiques, la poursuite est
interrompue. Un contact visuel avec le véhicule du suspect est toutefois
maintenu. Le fuyard perd la maîtrise et sort de son véhicule. Il traverse une
rivière à la nage, car la glace cède sous son poids, et se dirige par la suite
dans un boisé.
    Le policier Maxime Paquette et des collègues arrivent sur les lieux.
L'individu se blesse aux mains en sautant une clôture barbelée et glisse dans
une pente. M. Paquette et son coéquipier enjambent également la clôture et
localisent le fuyard qui se retient difficilement à la paroi de la pente, tout
près d'une falaise de 200 pieds. Il dit qu'il ne sent plus ses jambes,
souffrant d'hypothermie, et qu'il va s'évanouir. Sans aucune hésitation, le
policier Paquette décide de lui porter secours. Comme la surface de la pente
est glacée, avec l'aide de ses collègues il s'attache à deux cordes prises
dans l'autopatrouille. Pendant que ces derniers le retiennent, il descend la
pente. Il réussit à agripper l'homme sous les aisselles juste avant qu'il ne
s'évanouisse. L'agent Paquette a de la difficulté à le soutenir, et ce,
d'autant plus que les conditions climatiques compliquent le sauvetage car il
vente fort et tombe du verglas. Il demande une autre corde pour l'attacher au
pantalon de l'individu. Pendant cette opération, ils se sont rapprochés
dangereusement de la falaise qui n'est plus qu'à une dizaine de pouces. Le
fuyard reprend connaissance, mais bouge beaucoup. Il s'évanouit de nouveau et
ce n'est qu'environ une heure plus tard que les pompiers arrivent et le
remontent. L'agent Paquette réussit quant à lui à remonter la pente avec
l'aide de ses collègues. Les deux hommes sont conduits à l'hôpital où l'on
constate que l'individu souffre d'hypothermie.
    Pour la détermination et le courage exemplaires qu'il a démontrés en
sauvant cet homme avec l'aide de ses collègues, nous décernons un Cristal au
sergent-détective de la Régie intermunicipale de police Roussillon
Maxime Paquette.


    Leur acharnement permet de sauver la vie d'un homme
    Sûreté du Québec

    Le maintien de l'ordre public est la première mission des forces
policières et les actions menées pour atteindre cet objectif sont parfois
perçues négativement par certains citoyens. Il est toutefois une action qui
fait l'unanimité : quand le travail des policiers les amène à sauver des vies.
Guillaume Cotte et Danick Dubé sont deux jeunes policiers qui débutent leur
carrière. Ils compensent leur manque d'expérience par leur grande motivation à
aider leurs concitoyens. Ainsi, lorsque le 8 juillet 2007 ils reçoivent un
appel pour une vérification de domicile où une personne a annoncé son
intention de se suicider, ils ne se contentent pas de jeter un coup d'oeil.
Ils examinent les lieux à fond et cherchent intensément à secourir le
malheureux.
    Percevant le bruit d'un moteur de voiture dans le garage, ils constatent
que toutes les entrées sont verrouillées. A l'aide d'une pelle et d'une barre
à clous, ils réussissent à faire un trou dans la porte pour tenter d'atteindre
la serrure, mais l'homme s'est barricadé. Avec détermination, les deux agents
réussissent à agrandir le trou dans la porte et à pénétrer dans le garage pour
en sortir le désespéré.
    Pour l'acharnement qu'ils ont démontré et qui a permis de sauver une vie
et la passion avec laquelle ils ont accompli leur devoir, nous décernons un
Cristal aux agents Guillaume Cotte et Danick Dubé de la Sûreté du Québec.


    Sauvé à deux reprises d'une mort certaine
    Service de police de la Ville de Québec

    Le 23 septembre 2005, le Service de police de la Ville de Québec reçoit un
appel du Centre de prévention du suicide au sujet d'un homme qui menace de
mettre fin à ses jours sur les Plaines d'Abraham. Le Service n'a pas davantage
d'informations quant à la localisation de l'individu.
    Les agents Christine Deraîche et Marie-Eve Gosselin se dirigent vers la
Haute-Ville de Québec. Elles disposent de peu de temps et de peu de détails
pour retrouver le désespéré. Faisant preuve de persévérance, elles réussissent
à repérer un véhicule répondant à la description qui leur a été communiquée.
Elles ratissent le secteur pendant un certain temps avant d'apercevoir des
reflets bleus projetés par l'écran d'un téléphone cellulaire provenant d'un
boisé, qui leur permettent de relever la position de l'individu. Une fois sur
les lieux, elles voient que l'homme s'est pendu et que ses pieds ne touchent
plus le sol. Les policières se précipitent et Mme Gosselin dénoue la corde
pendant que Mme Deraîche soulève le désespéré. Lorsqu'il est étendu au sol,
elles constatent qu'il a encore des signes vitaux. Il reprend connaissance
avant l'arrivée de l'ambulance et devient agressif. Après une altercation avec
les policières, il court vers une falaise dans l'intention de s'y précipiter.
Celles-ci réussissent à le maîtriser, et ce, en s'exposant au risque d'une
chute grave.
    Pour le professionnalisme et l'empathie exemplaires qu'elles ont
démontrées en sauvant cet homme désespéré, nous décernons un Cristal aux
agents du Service de police de la Ville de Québec, Christine Deraîche et
Marie-Eve Gosselin.


    Pionnier dans la formation des prises d'otages
    Service de police de la Ville de Montréal

    Embauché au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) le 5 août
1985, Richard Thouin a passé dix-sept des vingt-et-une dernières années au
Groupe tactique d'intervention (GTI). Le 13 septembre 2006, lors de
l'intervention au collège Dawson, nombre des policiers appelés sur les lieux
ont eu l'occasion de mettre en pratique l'excellente formation qu'ils avaient
reçue de lui. Après les précédentes tragédies de Polytechnique et Concordia,
ce policier avait pris l'initiative de cerner les besoins du SPVM en matière
d'intervention lors de tueries de masse et fait les représentations requises
pour pouvoir suivre une formation spécifique et la transmettre aux policiers
du Service. Depuis, il a formé les membres du GTI, de la Section formation et
des Groupes d'intervention des Services à la communauté. Il siège maintenant
au comité directeur en emploi de la force et forme les cadres chargés de
l'implantation générale du cours sur le déploiement rapide au SPVM. Il a eu un
rôle de pionnier dans la formation des groupes très spécialisés en sauvetage
d'otages. Il a aussi été membre du Groupe de travail sur la formation à haut
risque du ministère de la Sécurité publique. Au printemps 2005, il a mis sur
pied un atelier intitulé "Coordination et considérations tactiques lors
d'événements à risque". Il est aussi à l'origine de l'intégration des notions
de risque et risque élevé dans l'une des procédures du mode de fonctionnement
concernant l'intervention armée. Souvent sélectionné pour représenter le GTI
devant les médias, il a toujours fait preuve de leadership et d'entregent,
deux qualités qui expliquent qu'il ait aussi été conseiller municipal de
Sainte-Marthe-sur-le-Lac pendant quatre ans. Son travail exceptionnel lui a
valu de devenir le conseiller du commandant du GTI lors des événements
majeurs, et même de le remplacer à plusieurs occasions.
    Pour son engagement envers la sécurité collective et le développement des
techniques d'interventions, nous décernons un Cristal à Richard Thouin du
Service de police de la Ville de Montréal.


    Un contrôle des armes pour un environnement plus sécuritaire

    Le 6 décembre 1989, une tragédie sans précédent au Canada se produit à
l'Ecole Polytechnique de Montréal. Quatorze jeunes femmes sont assassinées
froidement par un homme à l'aide d'une arme de type militaire
semi-automatique, un Ruger Mini-14. A la suite de ce drame, un mouvement se
forme au Canada pour militer en faveur d'un meilleur contrôle des armes. Alors
que les étudiants de l'Ecole Polytechnique font circuler une pétition
demandant l'interdiction des armes militaires, un groupe de Toronto élabore un
programme afin de resserrer les lois concernant les armes à feu. C'est ainsi
que la Coalition pour le contrôle des armes voit le jour en 1991 grâce aux
efforts de Mmes Wendy Cukier, professeur d'études judiciaires à l'Université
Ryerson de Toronto, et Heidi Rathjen, étudiante à l'Ecole Polytechnique. Elle
a pour mission de réduire les décès, les blessures et les crimes par arme à
feu.
    Avec acharnement et détermination, la Coalition a sensibilisé le
gouvernement fédéral à adopter des lois en vue d'un meilleur contrôle des
armes, et ce, malgré le fort lobby des groupes proarmes. Elle a ainsi
contribué aux réalisations suivantes :

    - En 1991, le projet de loi C-17, Loi modifiant le Code criminel et le
      tarif des douanes en conséquence, est adopté. Il vise à renforcer la
      procédure de vérification des propriétaires et l'entreposage
      sécuritaire, ainsi qu'à interdire certaines armes militaires et les
      chargeurs grande capacité d'armes automatiques et semi-automatiques;
    - En 1995, le projet de loi C-68, Loi concernant les armes à feu et
      certaines autres armes, est sanctionné. Il établit, entre autres, un
      système d'enregistrement de toutes les armes à feu;
    - En 2000, la Cour suprême se prononce à l'unanimité à l'effet que la Loi
      sur les armes à feu est constitutionnelle;
    - De 2003 à 2006, la Coalition met en oeuvre un programme intitulé
Pour la
      prévention du crime, en partenariat avec le Centre national de
      prévention du crime et d'autres organismes, afin de prévenir la
      criminalité, la violence, le suicide et la victimisation causés par les
      armes à feu.

    La Coalition compte aujourd'hui sur l'appui de plus de 350 organisations,
dont les associations syndicales policières du Québec.
    Grâce au travail sans relâche de la Coalition pour le contrôle des armes,
la société canadienne vit dans un environnement plus sécuritaire. En effet, le
taux de décès par arme à feu est à son plus bas niveau en trente ans et,
comparativement à 1991, on en dénombre 500 de moins annuellement.
    Pour sa remarquable contribution à l'amélioration de la sécurité de la
communauté, nous décernons un Cristal à la Coalition pour le contrôle des
armes.
    




Renseignements :

Renseignements: Christine Beaulieu, Directrice des communications, FPMQ,
(514) 356-3321, poste 226, (514) 248-7955, cbeaulieu@fpmq.org; Frederic Serre,
Agent d'information, AMPMQ, (514) 524-8212, fsimedia@videotron.ca; Martin
Viau, Directeur de la recherche et des communications, FPPM, (514) 527-4161,
(514) 913-0708, martinv@fppm.qc.ca

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