43e assemblée annuelle du Syndicat des Métallos (FTQ) - Notre engagement fait la différence



    DRUMMONDVILLE, QC, le 21 nov. /CNW Telbec/ - Michel Arsenault, le
directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ) s'adresse actuellement aux
500 délégués et invités à la 43e assemblée annuelle. Dans son rapport, le
directeur analyse brièvement la situation politique au Québec. "Nous avons une
brochette inquiétante de politiciens qui virent à droite. Lorsque nous lisons
le programme de certains partis politiques tant à Ottawa qu'à Québec, force
est de constater que l'idéologie néolibérale est en train de s'infiltrer dans
les mentalités et de faire son chemin. Nous avons un travail d'information et
d'éducation à accomplir car l'électorat, en se laissant séduire par ces partis
de droite, risque un jour d'en faire lui-même les frais", déclare Michel
Arsenault.
    Après un bref rappel historique, il explique que le mouvement syndical a
dû s'impliquer dans les débats de société pour défendre les intérêts de ses
membres et de leurs familles. "Nous devons agir, dit-il, car nous risquons de
voir s'affaiblir les législations sociales particulièrement celle concernant
le droit à la syndicalisation que le Québec s'est donné. La grève des Métallos
à Murdochville en 1957 portait sur le droit d'avoir un syndicat et de
négocier. Notre implication dans l'action politique est incontournable".
    Selon lui, un exemple inquiétant de cette montée de la droite est la
place que le secteur privé réussit à prendre dans notre système public de
santé. "Les études sont pourtant claires, explique-t-il, car la pire des
hypothèses pour régler les problèmes du réseau est l'introduction du privé.
Plusieurs d'entre nous ont eu connaissance d'un membre de leur famille ou d'un
voisin ruiné suite à une maladie avant l'instauration de la Loi sur
l'assurance-maladie. Nous nous sommes dotés collectivement d'outils pour
éviter que de tels drames se reproduisent : ne laissons pas des individus, des
compagnies d'assurances et des cliniques privées, assoiffés de profits réduire
en lambeaux cet héritage pour nos enfants!"

    La perte de bons emplois et l'affaiblissement de notre structure
    industrielle

    Le leader syndical aborde aussi la situation de l'emploi et la
dégradation des conditions de travail. Les travailleurs syndiqués sont soumis
à d'énormes pressions pour uniformiser à la baisse leurs conventions
collectives. Pourtant, au cours des trois dernières décennies la productivité
s'est améliorée de 51 % et le rendement de l'économie s'est appréciée de 72 %
au Canada. En tenant compte de l'inflation, le salaire moyen est demeuré
pratiquement inchangé alors que les profits des entreprises atteignent des
niveaux sans précédent. "Si la progression des salaires avait suivi celle de
l'économie et de la productivité, les travailleurs gagneraient en moyenne
10 000 $ de plus par année. Les entreprises ont volé le gâteau et le crémage
en ne laissant que des miettes !", affirme-t-il.
    Les pertes d'emploi sont également préoccupantes. Depuis novembre 2002,
133 000 emplois du secteur manufacturier sont disparus au Québec par rapport à
250 000 au Canada. La situation ne s'améliore pas puisque le Québec a perdu
les 2/3 des emplois manufacturiers au Canada depuis février 2006. Pendant ce
temps, les fusions et les acquisitions se succèdent. Depuis un an, il y a eu
520 annonces de fusions et d'acquisitions au Canada durant la seule période
d'avril à juin 2007. Dans la majorité des cas, les sièges sociaux sont situés
à l'extérieur du Québec ou du Canada. "Nous ne possédons plus les entreprises
qui exploitent nos ressources naturelles : notre cuivre, notre zinc et notre
nickel sont désormais sous contrôle suisse ; notre aluminium et nos mines de
fer sous contrôle américain, australien et anglais et notre acier sous
contrôle de la bourse d'Amsterdam et de la famille Mittal", résume Michel
Arsenault.
    "Les dirigeants de ces entreprises en profitent pour se graisser la
patte. Suite à la récente fusion d'Alcan avec Rio Tinto, le PDG d'Alcan,
Richard Evans obtiendra à lui seul plus de 51 millions de dollars. Au total,
les dirigeants de cette compagnie dite canadienne se partageront 138 millions
de dollars s'ils perdent leur poste. Pourtant, Alcan refuse de supporter un
régime d'assurance médicaments pour les retraités", s'indigne le dirigeant
québécois.

    Des mesures d'urgence doivent être prises

    Selon lui, la volonté politique des gouvernements fait cruellement
défaut. "Le gouvernement Harper ne protège en rien l'industrie manufacturière,
dit-il. Ottawa a refusé de recourir aux mesures de sauvegarde utilisées dans
d'autres pays et ce, malgré les recommandations du Tribunal canadien du
commerce extérieur. Les américains n'ont pourtant pas hésité à protéger leurs
industries menacées". Michel Arsenault réclame une modernisation des lois
commerciales afin de faciliter la preuve en matière de pratiques commerciales
et de mieux protéger l'industrie canadienne et québécoise. Le gouvernement
fédéral doit négocier des accords commerciaux fondés sur le respect des
travailleurs et des travailleuses qui doivent contenir des dispositions
interdisant le travail des enfants, le travail forcé, le droit à des
conditions de travail sécuritaires, le droit à la syndicalisation libre et à
la protection de l'environnement.

    Un syndicat mondial

    Le directeur québécois a conclu en indiquant que le Syndicat des Métallos
a fait un autre pas significatif dans la lutte contre les multinationales qui
utilisent le globe comme territoire pour leurs opérations. "La solidarité doit
se traduire par une plus grande efficacité organisationnelle, dit-il. Nous
sommes ainsi le premier syndicat à entreprendre une véritable démarche de
fusion avec un syndicat outre-mer. Le succès des alliances stratégiques
conclues entre les Métallos et Amicus, un syndicat britannique, nous ont
incités à signer le 18 avril 2007 à Ottawa une nouvelle entente représentant
la première étape vers la création d'un syndicat vraiment mondial".




Renseignements :

Renseignements: Michel Arsenault, Syndicat des Métallos (FTQ), (819)
479-1805; André Laplante, Service d'information du Syndicat des Métallos
(FTQ), (514) 258-4798


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