400ième de Québec - La Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale préoccupées par les conditions de remise en liberté de personnes arrêtées



    QUEBEC et MONTREAL, le 9 juill. /CNW Telbec/ - La Ligue des droits et
libertés et Amnistie internationale sont préoccupées par les conditions de
remise en liberté imposées dernièrement à des militant-e-s à Québec. Le
3 juillet, suite à son arrestation survenue durant une manifestation contre la
présence militaire canadienne en Afghanistan et la parade militaire, une
militante de Montréal se voyait imposer des conditions de remise en liberté
lui interdisant de manifester. Le 4 juillet, trois militants du Réseau de
résistance du Québécois (RRQ), accusés de méfait pour avoir fait des
graffitis, se sont notamment vu interdire de "distribuer ou afficher des
tracts" et de "participer à toute réunion ou rassemblement du RRQ" jusqu'à
leur comparution le 12 août prochain.
    Selon Me Denis Barrette, militant de la Ligue des droits et libertés, il
y lieu de s'inquiéter du retour à cette tactique de la police et de la
Couronne de détourner le système judiciaire afin d'écarter des militant-e-s de
la place publique. "Ces conditions de remise en liberté ne visent pas à
empêcher la récidive, mais visent avant tout à mettre des militant-e-s hors
jeu en les privant de leur liberté d'expression, de leur droit de manifester
et de leur droit de se rassembler", précise Me Barrette. Déjà en 1997, la Cour
supérieure avait annulé de telles conditions de remise en liberté.
    De plus, il est étonnant que les membres du RRQ aient été l'objet d'un
mandat d'arrestation, aient été incarcérés pendant une nuit et aient été
transportés avec menottes aux pieds - des pratiques plutôt inhabituelles pour
ce type de méfait. Arrêtés le 25 juin, on leur avait d'abord imposé de
premières conditions de remise en liberté en attendant leur comparution du
4 juillet, particulièrement : "ne pas être présents à la manifestation du RRQ
le 1er juillet à Québec", " ne pas participer à une activité du RRQ" et "ne
pas assister à une réunion du RRQ".
    Le Maire de Québec, M. Régis Labeaume, et le Service de police de Québec
doivent s'assurer que la liberté d'expression est respectée dans la Capitale.
"Toutes les opinions ont le droit d'être exprimées, 400ième anniversaire ou
pas", affirme Nancy Gagnon, présidente de la section de Québec de la Ligue des
droits et libertés. Selon la Ligue des droits et libertés et Amnistie
internationale, la protection contre d'éventuels débordements ne doit pas
servir de prétexte pour bafouer le droit de manifester.
    De plus, les deux organismes demandent au ministre de la Justice du
Québec, M. Jacques Dupuis, de s'assurer que ses procureurs respectent les
droits des personnes mises en accusation suite à des évènements à caractère
politique.




Renseignements :

Renseignements: André Trépanier, (514) 715-7727; Nancy Gagnon, (418)
929-1891


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