37e Rapport annuel du Protecteur du citoyen - L'ACCESSIBILITE ET LA CONTINUITE DES SERVICES SUR LE TERRITOIRE DOIVENT ETRE MIEUX ASSUREES, NOTAMMENT POUR LA CLIENTELE A DOMICILE



    QUEBEC, le 7 juin /CNW Telbec/ - La réforme amorcée en 2003 par le
ministère de la Santé et des Services sociaux doit assurer un meilleur accès
et une plus grande continuité des services dans l'ensemble du réseau. A ce
jour, tous les éléments ne sont pas en place constate la Protectrice du
citoyen, madame Raymonde Saint-Germain. "Les plaintes reçues au Protecteur du
citoyen mettent notamment en lumière l'insuffisance des services pour le
soutien à domicile et les difficultés d'accès aux services de réadaptation",
précise-t-elle.
    La réforme a comme objectif de rapprocher les services de la population.
Elle doit aussi assurer la continuité pour l'usager de l'accès aux services
des centres hospitaliers, des centres locaux de services communautaires (CLSC)
et des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) sur un même
territoire. La prise en charge de l'usager par les intervenants de ces
établissements fonctionne, à condition qu'ils aient les ressources pour
répondre à la demande. Les plaintes examinées au cours de la dernière année
par le Protecteur du citoyen révèlent que ce n'est pas toujours le cas.

    Le soutien à domicile : un écart marqué entre l'offre et la demande

    Le traitement des plaintes révèle un écart marqué entre les besoins des
usagers pour le soutien à domicile et la capacité des CLSC à répondre à la
demande. Or, cet écart peut signifier, pour la personne en perte d'autonomie,
une visite à l'urgence, une hospitalisation ou un hébergement prématuré. "Les
difficultés sont nombreuses. Des usagers ont entre les mains leur plan de
services basé sur des évaluations faites par des professionnels et pourtant
ils ne reçoivent qu'une partie des services prévus. Les familles ou les
personnes qui agissent comme aidantes naturelles sont de plus en plus
sollicitées et n'obtiennent pas toujours le soutien nécessaire, ce qui peut
compromettre leur capacité à s'engager à long terme auprès de leurs parents
vieillissants ou de leurs enfants handicapés, par exemple. Nous notons aussi
des problèmes d'équité entre les régions et entre les territoires d'une même
région. L'offre de services varie selon la capacité financière des CLSC",
indique la Protectrice du citoyen.
    Ces constats, qui font écho à ceux d'autres organismes et spécialistes,
confirment l'importance de poursuivre les efforts pour accroître les services
de soutien à domicile. "La concordance entre la Politique de soutien à
domicile et la disponibilité des services sur le territoire doit être mieux
assurée. L'amélioration des processus et des pratiques, l'élaboration d'outils
permettant une meilleure gestion clinique et le développement du travail en
réseau sont des pistes d'intérêt", ajoute la Protectrice du citoyen.

    L'accès aux services de réadaptation

    Les difficultés d'accès à des services de réadaptation ressortent aussi
des plaintes examinées par le Protecteur du citoyen. Les hôpitaux accordent
habituellement la priorité aux patients hospitalisés et à ceux qui y ont subi
une chirurgie. Cependant, les usagers qui retournent dans leur région après
une chirurgie ne bénéficient pas d'une priorité aux services de réadaptation
de l'hôpital de leur région, ce qui peut créer un problème dans l'accès en
continuité aux services que leur état requiert. Ils doivent soit s'inscrire
sur une liste d'attente ou avoir recours à une clinique privée. Faute d'un
accès à des services en temps opportun, certains risquent de voir leur
condition de santé s'aggraver.
    Les usagers qui se présentent à la consultation externe sur la
recommandation de leur médecin sont généralement invités à se rendre à une
clinique privée de réadaptation, à leurs frais. Ceux qui n'envisagent pas
cette possibilité peuvent attendre plus d'un an pour avoir un rendez-vous.
Quant aux clientèles qui bénéficient des régimes administrés par la Société de
l'assurance automobile du Québec et la Commission de la santé et de la
sécurité du travail, elles peuvent compter sur des services de physiothérapie
offerts en milieu hospitalier ou en clinique privée à la suite d'ententes de
service.
    "Les citoyens les moins fortunés, qui pour la plupart ne possèdent pas
d'assurance privée, ne peuvent se tourner vers le secteur privé. Souvent la
seule possibilité pour eux consiste à s'inscrire sur une liste d'attente. Je
suis d'avis qu'une partie de la clientèle, notamment les usagers qui se
présentent aux consultations externes, subit une forme d'iniquité", fait
valoir madame Saint-Germain.
    La Protectrice du citoyen a déjà sensibilisé les parlementaires à cette
situation. Lors de son passage en commission parlementaire, à l'occasion des
auditions publiques sur le projet de loi ndegrees 33, elle a recommandé au
ministre de la Santé et des Services sociaux d'établir un plan d'action pour
remédier aux difficultés d'accès aux services de réadaptation.
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Renseignements :

Renseignements: Dominique Bouchard, Agente d'information, (418)
643-2688, Cell.: (514) 346-2643,
dominique.g.bouchard@protecteurducitoyen.qc.ca; Source: Le Protecteur du
citoyen


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