18e Congrès de la Fédération des enseignantes et enseignants de CEGEP (CSQ) - "Le temps est venu de repenser notre action syndicale pour contrer le néolibéralisme !" - Mario Beauchemin, président



    SOREL, QC, le 12 juin /CNW Telbec/ - "Dans le contexte actuel de
néolibéralisme et de remise en question du rôle de l'Etat dans la société
québécoise, le moment est venu pour le mouvement syndical de repenser ses
stratégies et de redéfinir ses actions afin de se doter d'un projet audacieux
et mobilisateur pour les prochaines années."
    C'est dans ces quelques mots que M. Mario Beauchemin, président de la
Fédération des enseignantes et des enseignants de CEGEP (FEC), affiliée à la
Centrale des syndicats du Québec (CSQ), résume l'esprit qui animera le 18e
Congrès de la FEC qui se tiendra au cours des trois prochains jours à Sorel
sous le thème Tournés vers l'avenir.
    A cette occasion, une soixantaine de déléguées et délégués, représentant
les 1500 enseignantes et enseignants membres de la FEC, entendent repenser
leur action syndicale. Une réflexion qui est devenue essentielle dans le
contexte où les deux tiers des sièges à l'Assemblée nationale sont occupés par
des députés libéraux et adéquistes favorables à une réduction de l'appareil de
l'Etat et à une certaine forme de privatisation des services publics.

    Un vent inquiétant qui souffle sur le Québec

    Le président de la FEC soutient qu'un vent inquiétant souffle sur le
Québec qui doit interpeller les organisations syndicales.
    "En même temps que certains apôtres de la restructuration de
l'Etat-providence tentent de nous convaincre de la nécessité de revoir le
modèle québécois, on voit se multiplier les emplois précaires et atypiques
obligeant de plus en plus de gens à vivre dans l'insécurité et dans des
conditions frisant le seuil de pauvreté. Est-ce vraiment par cette forme de
société que nous voulons remplacer le modèle de l'Etat-providence ?", demande
M. Mario Beauchemin.

    L'intention réelle derrière les attaques contre le mouvement syndical

    D'autre part, le président de la FEC se dit convaincu que le mouvement
syndical doit se préparer à être le sujet d'attaques de plus en plus
nombreuses.
    "Longtemps perçue comme un acteur social qui contribuait à faire
progresser notre société, l'image du mouvement syndical a pâli au cours des
dernières années. Les syndicats ont souffert des préjugés entretenus à leur
endroit par certains groupes de pression de droite qui les accusent d'empêcher
le Québec d'avancer. Ces gens savent très bien que s'ils veulent mettre la
main sur des pans importants des services publics au Québec, pour pouvoir
brasser des affaires et non pas servir les citoyens, ils doivent discréditer
les syndicats qui constituent le dernier rempart pour protéger la justice
sociale", affirme M. Beauchemin.

    Avoir l'audace d'élargir le discours syndical

    Dans ce contexte, le président de la FEC croit que les organisations
syndicales doivent avoir le courage et l'audace de repenser leur action pour
reprendre contact avec les individus et les groupes qui ne se reconnaissent
plus dans l'approche traditionnelle de revendications.
    "Je pense que nous devons passer du syndicalisme d'opposition au
syndicalisme de proposition. Si nous voulons briser l'image des syndicats qui
bloquent tout, nous devons mettre de l'avant notre vision de ce que devrait
être la société et nous battre pour améliorer les conditions de vie de nos
membres, mais également de l'ensemble de nos concitoyennes et de nos
concitoyens. Nous devons également dépasser la sphère habituelle des
revendications économiques pour aborder des enjeux plus globaux tels que le
racisme, la protection de l'environnement, le développement communautaire, la
conciliation famille-travail, la lutte à la pauvreté et la réduction du temps
de travail", soutient M. Beauchemin.

    Une approche nouvelle

    Le président de la FEC va jusqu'à proposer de remettre en question les
demandes traditionnelles en termes d'augmentations salariales lors de la
prochaine négociation touchant les enseignantes et les enseignants de cégeps.
    "En agissant ainsi, nous serions beaucoup plus crédibles et légitimes
pour nous battre afin d'améliorer les conditions de travail des enseignantes
et des enseignants à statut précaire, pour réclamer la mise en place d'une
véritable politique de conciliation famille-travail, pour exiger une réduction
du nombre d'élèves par classe, pour demander un financement adéquat pour aider
les collèges et les programmes en difficulté et, pourquoi pas, pour forcer le
gouvernement à augmenter le salaire minimum", exprime le dirigeant syndical.

    Une proposition audacieuse

    Le président de la FEC est d'avis qu'aussi audacieuse que puisse être une
telle proposition, elle serait certainement un premier pas concret pour
permettre aux organisations syndicales de regagner une plus grande sympathie
au sein de la population et imposer à nouveau leur agenda au gouvernement qui
serait forcé, par le fait même, de négocier sur le terrain de la justice
sociale plutôt que celui du corporatisme syndical.
    Ces idées seront donc l'objet des discussions des enseignantes et
enseignants de cégep qui participeront au cours des trois prochains jours au
Congrès de la FEC qui se déroule à l'Auberge de la Rive à Sorel.

    Profil de la FEC

    La Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) regroupe
plus de 1300 enseignantes et enseignants de sept cégeps répartis sur
l'ensemble du territoire québécois.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Tél. cell.:
(514) 237-4432


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