« Il y a deux Montréal en matière d'alcool » - Les Montréalais consomment très différemment, mais se rejoignent en matière d'alcool au volant

MONTRÉAL, le 10 sept. 2015 /CNW Telbec/ - En matière de consommation d'alcool, il y a un gouffre qui sépare les Montréalais francophones - dont les habitudes et modèles de consommation se rapprochent beaucoup de la moyenne québécoise - des non francophones, qui en sont significativement éloignés. Les deux groupes se rejoignent toutefois lorsqu'il est question de conduite avec les facultés affaiblies pour se séparer à nouveau quand on aborde la connaissance et l'appréciation d'Éduc'alcool.

Tels sont les principaux éléments qui ressortent de la section Montréal de la plus vaste enquête sur les Québécois et l'alcool, menée par CROP pour le compte d'Éduc'alcool, qui donne un portrait détaillé de la consommation d'alcool région par région et qui a été rendue publique par le directeur général de l'organisme, Hubert Sacy.

« Dans les faits, il y a véritablement deux Montréal en matière d'alcool », a-t-il indiqué.

Un portrait positif

Si les Montréalais francophones sont aussi nombreux à consommer de l'alcool que la moyenne québécoise (82 % dans les deux cas), ce n'est le cas que de 65% des non francophones, ce qui ramène à 74 % le pourcentage moyen de consommateurs de Montréal.

La majorité des Montréalais consomme de manière équilibrée et modérée. Ceux-ci boivent principalement à la maison (78 % - 87 % de francophones et seulement 67 % de non francophones) ou chez des amis (76 %). Les deux tiers d'entre eux (66 %) boivent au restaurant et 41 % dans des bars, très loin devant la moyenne du Québec (27 %). Ils sont bons premiers à ce chapitre.

Comme le reste du Québec (32 %), le vin est leur boisson de prédilection (30 %); c'est le cas de 39 % des francophones alors que les non francophones favorisent le vin à 20 %. Même constat pour la bière mentionnée par 35 % des francophones, mais par  seulement 12 % des non francophones. Au total 40 % des Montréalais boivent une fois par semaine ou plus (Québec = 47 %). Les francophones font augmenter le pourcentage avec 58 % de buveurs contre 21 % chez les non francophones.

En général, les consommateurs montréalais boivent en deçà de la moyenne québécoise (3,1 verres par semaine c. 3,3), mais ce sont les non francophones, qui, avec 2,1 verres, la font baisser, tandis que les francophones, eux, en boivent 3,8. Et si la fréquence de consommation des Montréalais est identique à la moyenne du Québec (1,5 fois par semaine), les francophones (1,9 fois) boivent presque deux fois plus souvent que les non francophones (1 fois).

Toutefois, si les francophones devancent légèrement les non francophones (77 % c. 68 %), pour ce qui concerne le dépassement des niveaux de consommation d'alcool à faible risque, les différences s'estompent entre les deux groupes en matière de consommation excessive : ils se situent au niveau de la moyenne québécoise (43 % c. 42 %).

Enfin, 4 % des Montréalais ont noté que leur consommation avait nui à leur santé, c'est en plein dans la moyenne québécoise, alors que 3 % indiquent qu'elle avait nui à leurs relations avec leurs amis (Québec = 2%).

Conduite avec les facultés affaiblies : les différences s'estompent

Il y a moins de conducteurs d'automobiles à Montréal (71 %) qu'au Québec en général (84 %). Soixante-dix-neuf pour cent des francophones et 63 % des non francophones de la région disent conduire un véhicule automobile.

S'ils sont en deçà de la moyenne (46 % c. 50 % au Québec) en ce qui concerne le pourcentage de la population ayant consommé de l'alcool à l'intérieur des limites légales avant de conduire, les conducteurs montréalais sont moins responsables que la moyenne québécoise: 8 % d'entre eux ont admis avoir conduit un véhicule après avoir consommé de l'alcool au-delà de la limite permise alors que la moyenne québécoise se situe à 6 %.

Cela s'explique sans doute par le fait qu'ils ont aperçu moins de barrages routiers que la moyenne (29 % c. 33 % au Québec). Paradoxalement, 80 % des francophones disent ne pas avoir vu de barrage policier depuis un an alors que ce n'est le cas que de 55 % des non francophones. On note aussi que seuls 14 % des francophones et 37 % des non francophones disent être passés par un barrage policier. Pas étonnant que la différence subsiste lorsqu'on demande aux deux groupes s'ils estiment probable de se faire intercepter s'ils conduisent avec les facultés affaiblies (f= 41% et nf = 60%).

Éduc'alcool : connu et reconnu

Enfin, si 96 % des francophones montréalais connaissent le slogan d'Éduc'alcool, « La modération a bien meilleur goût » (moyenne québécoise = 92 %), ce n'est le cas que de 72 % des non francophones, même si ce score est enviable dans l'absolu.  De plus, ce qui n'est rien pour déplaire à Éduc'alcool, 92 % des Montréalais francophones et 83 % des non francophones considèrent l'organisme crédible.

 

SOURCE Éduc'alcool

Renseignements : et entrevues : Marie-Pier Côté, Cell. : 418-999-4847, mpcote@tactconseil.ca

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www.educalcool.qc.ca

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