• February 26, 2007 6:23 PM
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Fermeture d'Expertech - Le SCEP blâme la direction d'Expertech et de Bell Canada


    MONTREAL, le 26 fév. /CNW Telbec/ - Le Syndicat canadien des
communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) dénonce vivement la
décision des dirigeants d'Expertech de fermer l'entreprise au profit d'autres
sous-traitants. "Il s'agit là d'une décision inacceptable", a critiqué Michel
Ouimet, vice-président, région Québec, du SCEP. Le SCEP représente les 1300
techniciens et techniciennes et employées de bureau syndiqués chez Expertech
au Québec et en Ontario, dont plus de 600 au Québec.
    Cette décision d'Expertech intervient alors que les parties sont en
négociation depuis novembre dernier et que l'employeur exigeait des
concessions majeures des travailleurs. En fait, les membres du SCEP ont rejeté
par deux fois les offres de l'employeur, et ce, malgré une diminution des
concessions demandées par Expertech. La dernière offre patronale a ainsi été
rejetée par 65 % des membres. Au nombre des concessions demandées
mentionnons : une réduction globale des salaires, une augmentation des heures
de travail, des compressions majeures dans le régime d'avantages sociaux dont
le paiement en partie par les employés, la mise à pied de près de 400
travailleurs et travailleuses, l'élimination des primes, la création de
nouvelles classifications d'emploi pour les employés (ce qui entraîne des
baisses salariales pour certains), la modification du régime de retraite, les
congés de maladie, le temps supplémentaires, etc.
    Bell Canada est le principal actionnaire d'Expertech avec des parts de
75 %, alors que la firme SNC Lavalin détient, quant à elle, 25 %. "Bell est le
seul client de sa filiale, c'est donc elle qui tire les ficelles en bout de
ligne", a commenté M. Ouimet. Parce que depuis le début de la négociation,
c'est Bell qui impose des diminutions drastiques dans les dépenses de sa
filiale, ce qui explique, les demandes de concessions de l'employeur". "C'est
ni plus ni moins une épée de Damoclès que l'on laisse planer depuis le début :
vous acceptez que l'on vous dépouille de vos conditions de travail ou bien on
ferme", a déclaré M. Ouimet.
    "C'est indécent et malhonnête de la part d'une compagnie comme BCE, qui a
déclaré des bénéfices nets de 2,01 milliard de dollars pour l'année 2006, de
s'attaquer ainsi aux conditions de travail de ses employés", a dénoncé M.
Ouimet. "Les dirigeants de Bell sont tellement obsédés par les colonnes de
chiffres et leurs profits qu'ils oublient de considérer les impacts et les
coûts sociaux que ces pertes d'emplois vont entraîner dans plusieurs régions
du Québec", a indiqué M. Ouimet.
    La situation actuelle rappelle sans contredit, le cas des 5000
téléphonistes et celui des centaines de techniciens d'Entourage alors que Bell
s'était départi de son personnel en confiant le travail à des sous-traitants
pour couper dans les salaires et les avantages sociaux.
    Les conditions de travail des membres du SCEP ont été acquises au fil de
nombreuses négociations et batailles. Bell et sa filiale veulent maintenant
faire fi des relations de travail passées et balayer du revers de la main les
conditions de travail en confiant les emplois à des sous-traitants. "Le SCEP a
bien l'intention de tout tenter pour renverser cette décision", a déclaré M.
Ouimet. D'ailleurs, les dirigeants du syndicat ont demandé une rencontre
d'urgence avec les propriétaires d'Expertech dans le but de contrer la
fermeture". Dans l'éventualité où l'employeur refuserait, "c'est certain que
l'on ne se laissera pas faire et que Bell, autant qu'Expertech, n'auront pas
fini de nous trouver sur leur chemin", a avertit M. Ouimet.
    Les travailleurs et travailleuses d'Expertech veillent à l'installation,
au maintien et à la réparation d'infrastructure de réseaux.

    Le SCEP est le plus important syndicat dans les compagnies de
télécommunications, il représente 45 000 membres au Québec et 150 000 à
travers le Canada.



Renseignements: Michel Ouimet, vice-président, SCEP-région Québec, (514)
953-9199; Marie-Andrée L'Heureux, représentante, SCEP, (514) 916-7373