Modernisation des dispositions anti-briseurs de grève - Rue Frontenac fait la preuve de l'importance de redéfinir la notion d'établissement

QUÉBEC, le 31 janv. /CNW Telbec/ - Mardi, à compter de 8 h, dans une suite du Loews-Le Concorde, le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM - CSN) vous invite à venir voir la fabrication du journal Rue Frontenac comme si vous étiez dans les bureaux des lock-outés sur la rue Frontenac. Pour sa part, l'infographie sera réalisée à Brossard sur la Rive-Sud de Montréal et la révision sera effectuée à Montréal. Par cette démonstration, le STIJM fera la preuve que l'on peut produire un journal à l'extérieur des lieux d'un établissement, tel que défini dans le Code du travail, et qu'il est urgent de redéfinir la notion d'établissement afin de retourner aux objectifs initiaux du législateur lors de l'adoption des dispositions anti-briseurs de grève. Selon le syndicat, en les modernisant, le législateur devrait interdire à l'employeur en conflit de recourir de façon indirecte à des salariés, de même que d'utiliser à son bénéfice le produit du travail effectué par d'autres. À tout le moins, il convient de s'assurer par une définition large inscrite au Code que l'établissement n'est pas seulement un lieu physique, mais qu'il peut comprendre de multiples lieux, mêmes virtuels, où s'effectue le travail habituel couvert par l'accréditation.

Changements technologiques
Franchir les piquets de grève est maintenant devenu un jeu d'enfant. Plus besoin de confrontation, il suffit de rester confortablement chez soi et de satisfaire les besoins d'une entreprise sans que quiconque nous voie. Cela peut expliquer l'absence des effusions de violence qui ont contribué en partie à l'adoption des mesures anti-briseurs de grève de 1977.

Bien qu'il soit possible depuis longtemps déjà de fournir des textes à un journal à distance, les nouvelles technologies ont réduit considérablement le temps de traitement de ces informations et permettent d'acheminer rapidement de textes et des photos sans qu'il soit nécessaire de recourir à une longue manipulation par l'entreprise qui a commandé le matériel.

Le STIJM souhaite que la Commission de l'économie et du travail recommande des amendements aux dispositions anti-briseurs de grève pour rétablir le rapport de force lors de conflits comme celui au Journal de Montréal.

Renseignements:

Johanne Robichaud, responsable des communications pour Rue Frontenac, cellulaire : 514 968-7825
Luc Bessette, Service des communications de la CSN, cellulaire : 514 703-0775

Source : STIJM - CSN