MONTREAL, le 12 janv. /CNW Telbec/ - Le Dossier noir sur le logement et
la pauvreté au Québec que le Front d'action populaire en réaménagement urbain
a rendu public aujourd'hui démontre que les ménages locataires québécois sont
en général plus pauvres qu'ils étaient au début des années 1980. Selon le
FRAPRU, le revenu médian des locataires a diminué de 16,6 % en dollars
constats entre les recensements de 1981 et de 2006, alors que le loyer médian,
lui, a augmenté de 6 %.
En 1981, le revenu des locataires était de 14 746 $. S'il avait suivi
l'évolution du coût de la vie, calculé à partir de l'Indice des prix à la
consommation, il aurait été de 35 287 $ en 2006. Or, les données du dernier
recensement indiquent qu'il n'était en réalité que de 29 416 $. C'est 16,6 %
de moins. C'est dans la région métropolitaine de Saguenay que la baisse est la
plus importante, soit 28 %.
Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, identifie deux causes
principales à cet appauvrissement : "La première cause est l'accès à la
propriété des locataires à revenu plus élevé. La seconde est la transformation
profonde survenue dans la composition des ménages qui sont demeurés
locataires. Les personnes seules, qui représentaient 33,6 % des locataires en
1981, comptent maintenant pour 48,8 % et, dans bien des régions, elles sont
majoritaires. Or, elles sont en général plus pauvres".
Des loyers plus élevés
Le Dossier noir du FRAPRU montre par ailleurs que le loyer médian a
augmenté davantage que l'inflation depuis 1981. Il était alors de 223 $ par
mois au Québec. S'il avait suivi l'augmentation du coût de la vie, il aurait
été de 534 $ en 2006. Or, il était plutôt de 566 $, soit 6,0 % de plus. C'est
à Montréal que la hausse a été la plus marquée, soit 11,0 %.
Renseignements: François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843
(cellulaire); Marie-José Corriveau, (514) 522-1010, (514) 386-1040
(cellulaire)