SAGUENAY, QC, le 20 janv. /CNW Telbec/ - En décembre 2006, le
gouvernement Charest annonçait en grande pompe la signature d'une entente de
continuité avec Alcan en échange de la construction d'une nouvelle usine
pilote AP-50 à Jonquière, devant être construite sur une période de 10 ans.
Le gouvernement du Québec accordait un prêt sans intérêt de $400 millions
devant être remboursé dans 30 ans. De plus de ces $400 millions, Rio Tinto
Alcan pourrait ne rembourser que $300 millions.
Devant une apparente bonne nouvelle, le gouvernement Charest signait une
deuxième entente dite "confidentielle", dans laquelle le premier ministre
Charest ainsi que le ministre du développement économique Raymond Bachand ont
secrètement accepté que Rio Tinto Alcan élimine des centaines d'emplois bien
rémunérés au Québec.
Selon nos informations, le gouvernement du Québec a accepté qu'Alcan
ferme quatre usines au Québec :Usine Vaudreuil : 800 emplois
Usine Beauharnois 200 emplois
Usine Shawinigan 600 emplois
Usine précuites Arvida 650 emplois
Au total, plus de 2 000 emplois
En fin négociateur le gouvernement Charest n'a exigé qu'une infime
assurance.
Le seul engagement exigé de Rio Tinto Alcan est le suivant : pas de
fermeture précipitée à moins que le prix de l'aluminium ne baisse sous la
barre de 1 800 $US pendant une période de 30 jours.
- Pourquoi 1 800 $US alors que le coût de production est d'environ
1 000 $US?
- Pourquoi aussi peu que 30 jours?
- Non mais, il faut le faire : entre Rio Tinto Alcan et le gouvernement
du Québec, il y a en a un qui s'est fait avoir, et croyez-moi, ce n'est
pas Rio Tinto.
- Comment, comme Québécois, pouvons-nous accorder un prêt de 400 millions
de dollars sans intérêt remboursable dans 30 ans et permettre à cette
entreprise d'éliminer des centaines d'emplois sur un enjeu de 30 jours?
- La fermeture annoncée de l'usine d'électrolyse de Beauharnois ainsi que
la réduction de 400 000 tonnes de production de l'usine d'alumine
Vaudreuil sont totalement inacceptables et scandaleuses.Le gouvernement Charest est le premier responsable de la perte de ces
emplois au Québec et doit en être tenu responsable. Nous demandons au premier
ministre du Québec d'intervenir personnellement auprès de Rio Tinto Alcan afin
de faire renverser cette situation.
Nous déplorons aussi vivement Rio Tinto Alcan qui a pris la décision
d'éliminer des centaines d'emplois au Québec sans jamais en parler au
syndicat.
Nous sommes en mesure de démontrer que malgré la baisse du prix de
l'aluminium, les usines de Beauharnois et de Vaudreuil sont toujours rentables
pour Rio Tinto Alcan.
Pour terminer, nous demandons à Rio Tinto Alcan de revenir sur sa
décision et de s'asseoir avec notre syndicat, afin qu'ensemble, comme dans le
passé, nous trouvions des solutions qui protègent l'avenir de nos emplois
ainsi que celui d'Alcan.
Renseignements: Jean-Pierre Fortin, Directeur québécois TCA, (514)
850-2535