• March 31, 2009 9:00 AM
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Les Métallos demande la fin de l'accord commercial avec la Colombie : aucun partenariat avec le pays qui détient le pire dossier en matière des droits de la personne dans l'hémisphère occidental


    TORONTO, le 31 mars /CNW/ - Le directeur national du Syndicat des
Métallos du Canada déclare que l'annonce faite par le gouvernement Harper la
semaine dernière au sujet de l'adoption d'une loi qui permettrait de mettre en
oeuvre un accord de libre-échange avec la Colombie constitue un changement
désastreux. Cette annonce force le syndicat à se demander pourquoi le
gouvernement canadien confère une légitimité à un gouvernement qui est
condamné dans le monde entier.
    La Colombie détient le pire dossier en matière des droits de la personne
dans l'hémisphère occidental.
    "Etant donné la crise persistante des droits de la personne en Colombie,
ce serait une erreur pour le gouvernement canadien de signer un accord de
libre-échange avec la Colombie", a indiqué Ken Neumann, directeur national des
Métallos. "Un tel accord serait tout à fait incompatible avec le rôle du
Canada en tant que pays défenseur des droits de la personne sur la scène
internationale."
    M. Neumann a affirmé que le gouvernement canadien enverrait un mauvais
message aux sociétés canadiennes qui ont clairement des intérêts en matière
d'investissements. Investir en Colombie, et particulièrement dans les secteurs
des ressources, peut rendre et rend le Canada complice d'abus graves et
violents des droits de la personne.
    "La situation en Colombie en matière des droits de la personne continue
d'être déplorable. Nous pensons qu'il est important de souligner certaines des
pires violations des droits du travail qui se produisent régulièrement dans ce
pays", a ajouté M. Neumann.
    La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) considère
toujours la Colombie comme étant le pays le plus dangereux dans le monde pour
les syndicalistes. Depuis 1986, plus de 2 500 syndicalistes y ont été tués.
    L'Organisation internationale du Travail (OIT) a critiqué à plusieurs
reprises la Colombie pour avoir échoué dans sa tâche d'adopter des lois
conformes aux principales normes du travail de l'OIT, qui sont considérées
comme le minimum en matière des droits du travail que tous les pays devraient
garantir.
    Les Métallos se demandent également pourquoi un accord commercial avec ce
pays était une priorité pour le gouvernement canadien.
    "La Colombie n'est pas un partenaire commercial important pour le Canada.
Moins de un pour cent des exportations canadiennes sont destinées à la
Colombie", a précisé M. Neumann. Environ 80 pour cent des importations
actuelles provenant de la Colombie sont des marchandises exemptes de droits.
Il n'est pas nécessaire d'abolir les barrières commerciales entre le Canada et
la Colombie."
    M. Neumann a également souligné que les Etats-Unis ne ratifieront aucune
entente avec la Colombie dans un avenir assez rapproché.
    "Le syndicat des Métallos presse le gouvernement du Canada de mettre de
côté pour l'instant tout accord avec l'actuel gouvernement de la Colombie
jusqu'à ce qu'un organisme international respecté qui défend les droits de la
personne mène une enquête approfondie dans ce pays et puisse affirmer que la
situation en matière des droits de la personne en Colombie se situe dans les
limites acceptées par les normes et les exigences internationales", a-t-il
précisé.
    "Le Canada ne doit signer un accord commercial avec la Colombie que
lorsque nous serons certains que cet accord contribuera à faire progresser la
démocratie, la stabilité politique, les droits de la personne et les droits du
travail en Colombie et sur le continent américain en général."




Renseignements: Ken Neumann, (416) 487-1571, (416) 558-2510; Peter D.
Birt, communications, Syndicat des Métallos, (416) 544-5966