• April 17, 2008 6:21 PM
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Deuxième Plan d'action gouvernemental en agression sexuelle: Des mesures prometteuses, mais des victimes toujours oubliées


    MONTREAL, le 17 avril /CNW Telbec/ - Le Regroupement québécois des
Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)
apprécie la volonté du gouvernement du Québec, dans son deuxième Plan d'action
en matière d'agression sexuelle, de tenir compte des victimes plus
fragilisées, telles que les femmes incarcérées, les aînées et les enfants. Ce
deuxième plan, qui était très attendu, renferme aussi des mesures spécifiques
prometteuses pour les femmes autochtones, groupe de femmes généralement oublié
des actions gouvernementales. Cependant, le Regroupement québécois est déçu de
ne pas y retrouver des mesures significatives permettant de combler le retard
auprès des autres "victimes oubliées", c'est-à-dire les femmes vivant avec un
handicap, celles provenant des minorités visibles, les réfugiées, les
immigrantes et les lesbiennes. Des projets seront amorcés auprès de ces
groupes, mais ils résulteront davantage d'un saupoudrage d'argent.
    Aussi, les moyens mis en place pour contrer les multiples facettes de la
violence sexuelle telles que l'hypersexualisation, la cyberpornographie, la
prostitution, le trafic des femmes (et les dynamiques particulières aux gangs
de rue) sont plutôt timides en regard de l'ampleur et de la gravité de ces
phénomènes. Par exemple, en ce qui a trait à la prostitution, le RQCALACS note
l'absence de mesures spécifiques concernant des structures d'accueil et
d'accompagnement pour la défense des droits des femmes prostituées, ainsi
qu'un silence complet sur la nécessité d'une intervention globale auprès de
celles-ci, groupe de femmes plus à risque d'être victimes de trafic humain.
    Le RQCALACS constate qu'un nombre important de mesures sont destinées aux
agresseurs. Il reconnaît, d'autre part, que certaines mesures donneront des
outils pour répondre plus adéquatement aux besoins des victimes, entre autres,
celles qui ne portent pas plainte (environ 80% des victimes). La mise en place
d'une ligne téléphonique 1-800ACS (Agression à Caractère Sexuel) est aussi vue
comme une excellente nouvelle. Le Regroupement québécois des CALACS souhaitait
qu'elle soit instaurée, dès le dépôt du premier plan, il y a 7 ans maintenant.
    Enfin, le RQCALACS se réjouit que ce deuxième plan d'action
gouvernemental mette l'accent sur la prévention et la sensibilisation en
matière d'agression sexuelle. Il espère, toutefois, que l'engagement du
gouvernement se concrétisera, sur le terrain, tout au long de ces 5 prochaines
années.



Renseignements: Stéfany Ranger ou Linda Lévesque, LCOM Communication,
bureau (514) 393-3178; cellulaire: (514) 242-8909; Source: Regroupement
québécois des Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère
sexuel (RQCALACS)