• April 4, 2008 1:07 PM
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Le syndicat des Teamsters réagit à la sortie de Pierre-Karl Péladeau dans le dossier Quebecor World Magog


    LAVAL, QC, le 4 avril /CNW Telbec/ - La sortie de Pierre-Karl Péladeau
dans le dossier Quebecor World à Magog fait couler beaucoup d'encre. En effet
il accuse le syndicat des Teamsters de prendre en otage les travailleurs et
les travailleuses de l'usine. La Section locale 41M des Teamsters, qui
représente les 350 employés de cette usine, tient à rapporter les faits dans
ce dossier.
    Le syndicat a accepté des réaménagements et certaines concessions lors
des négociations pour le renouvellement de la convention collective en
2004-2005. Il était entendu entre les parties que deux presses moins vétustes
seraient installées et que celles-ci assureraient la survie de l'usine de
Magog. Une seule presse fut finalement installée malgré les concessions
consenties par les membres du syndicat des Teamsters.
    Les négociations pour le renouvellement d'un contrat de travail ne
peuvent se faire sans l'accord des travailleurs et des travailleuses. Les
employés de l'usine de Magog furent informés de l'état d'avancement des
négociations et à aucun moment le syndicat n'a empêché ses membres de prendre
connaissance de la situation. L'accusation de M. Péladeau est donc farfelue
étant donné qu'il n'assistait pas aux réunions entre le syndicat des Teamsters
et ses membres.
    La direction n'a jamais proposé de plan de relocalisation à ses employés
de Magog et a annoncé, entre autres, qu'il distribuera les REER collectifs, ce
qui privera les travailleurs d'une partie de l'assurance-chômage dont ils ont
tant besoin.
    Le lock-out au Journal de Montréal, dont M. Péladeau fait mention par la
bande dans sa lettre ouverte, a été jugé illégal par le juge Louis B.
Courtemanche. Mentionnons au passage que des compensations financières devront
être versées par le Journal de Montréal à ses pressiers.
    La crise manufacturière dont il est question dans la lettre de
M. Péladeau n'a absolument rien à voir avec les syndicats. Ce sont plutôt les
demandes irréalistes faites par des entreprises comme Quebecor World à Magog
qui appauvrissent les travailleurs et les travailleuses.
    L'usine de Magog est désormais fermée malgré la bonne volonté des
employés. Ceux-ci lèchent aujourd'hui leurs plaies et tentent de se trouver du
travail ailleurs. Certains devront vendre leur maison, d'autres n'auront
d'autre choix que de réduire considérablement leur train de vie. C'est dans
ces circonstances que les déclarations de Pierre-Karl Péladeau, plusieurs
jours après l'annonce officielle, nous démontrent à quel point cet homme est
méprisant et n'a aucune sympathie pour ses ex-employés.



Renseignements: Stéphane Lacroix, (514) 609-5101