MONTREAL, le 4 déc. /CNW Telbec/ - Depuis le début de la campagne
électorale, cinq grandes organisations québécoises représentant des milliers
de citoyennes et de citoyens ont multiplié les demandes de rencontre avec les
chefs des partis politiques du Québec. La Coalition des Tables régionales
d'organismes communautaires, la Coalition pour l'accès à l'aide juridique, le
Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Coalition solidarité santé et la
Fédération des femmes du Québec tentaient ainsi d'obtenir des engagements
fermes en matière de lutte contre la pauvreté et pour le maintien d'un système
de santé, universel et accessible.
Alors que le parti Vert et Québec solidaire ont accepté l'invitation qui
leur était lancée, l'Action démocratique du Québec, le parti Libéral du Québec
ont refusé la demande de rencontre. Le Parti Québécois, à quatre jours du vote
n'a toujours pas donné suite à l'invitation. "Le refus de l'ADQ, du PLQ et du
PQ nous laisse perplexe. La santé et la pauvreté sont des enjeux qui
préoccupent une majorité de Québécoises et de Québécois N'est-ce pas le moment
privilégié pour faire des débats sur nos choix de société? Présentement, nous
sommes devant des partis qui traitent superficiellement d'enjeux essentiels et
qui refusent d'en discuter avec des groupes qui défendent les droits de la
population. Le surf c'est pour les vacances, pas pour les élections", déclare
Ian Renaud-Lauzé du Collectif pour un Québec sans pauvreté.
Les cinq organisations ont rencontré cette semaine, Françoise David,
porte-parole de Québec Solidaire et Guy Rainville, chef du Parti vert du
Québec. "L'ensemble de nos revendications a trouvé un écho auprès de Québec
Solidaire. En ce qui concerne le parti Vert, nous avons noté de l'ouverture
sur plusieurs dossiers, mais des questions restent à élucider", poursuit
Claudelle Cyr de la Coalition solidarité santé.
En période de crise économique, tous les partis politiques du Québec
doivent s'engager énergiquement à lutter contre la pauvreté qui comprend aussi
le maintient d'un système de santé public, gratuit, universel et accessible.
"On semble ignorer que la marchandisation des soins de santé, ne fera
qu'aggraver le fardeau économique de l'ensemble de la population québécoise.
Que ce soit sur le coût direct des soins ou sur le coût des primes
d'assurances, toutes et tous devront payer la facture" ajoute Mme Cyr. La
richesse d'une société ne se mesure pas au nombre de ses millionnaires et de
ses paradis fiscaux ! Au contraire, la richesse collective c'est d'assurer à
tous les citoyennes et citoyens le respect de droits aussi essentiels - et
reconnus par l'ONU - que le droit à des conditions de vie et de travail
décentes, à la santé, à l'éducation, à la culture et à un environnement sain.
"Mme Marois, Ms Charest et Dumont, au lendemain des élections, soyez assurés
que nous relancerons nos demandes de rencontre. Votre silence face à des
questions aussi capitales pour le mieux-être d'une majorité de québécois et
votre refus de nous rencontrer sont injustifiables et inacceptable!",
concluent les deux porte-paroles.
Renseignements: Claudelle Cyr, Coalition solidarité santé, cellulaire:
(514) 268-7320; Ian Renaud-Lauzé, Collectif pour un Québec sans pauvreté,
cellulaire: (418) 580-2312; Source: Coalition des Tables régionales
d'organismes communautaires, Coalition pour l'accès à l'aide juridique,
Collectif pour un Québec sans pauvreté, Coalition solidarité santé, Fédération
des femmes du Québec