MONTREAL, le 21 fév. /CNW Telbec/ - La FAC reçoit avec beaucoup de
circonspection les mesures budgétaires annoncées par le ministre des Finances,
Michel Audet. Malgré l'annonce d'une hausse de 4,4 % des sommes dévolues à
l'éducation, ce n'est que lors du dépôt des crédits ministériels que sera
connu le financement véritablement alloué à l'ordre collégial.
"Force est de constater, en parcourant le budget libéral 2007-2008, que
l'enseignement postsecondaire, et plus précisément l'enseignement collégial,
ne semble pas faire partie des préoccupations du gouvernement actuel,
puisqu'il en est à peine fait mention", déclare Jean-Claude Drapeau, président
de la FAC. L'introduction d'une déduction d'impôt à l'égard des régimes
enregistrés d'épargne-études semble constituer une stratégie pour pallier un
éventuel dégel des frais de scolarité. Par contre, seuls les plus nantis en
profiteront, puisque les familles à revenus modestes ne peuvent guère investir
dans ces régimes.
Pour ce qui est des régions, les conférences régionales des élus se
voient confirmer le rôle d'outil gouvernemental de déresponsabilisation de
l'Etat vis-à-vis des services publics, communément appelé décentralisation.
Les répercussions de cette décentralisation sur l'enseignement collégial
inquiètent la FAC, car elle estime que les cégeps ne doivent pas être
assujettis à la logique économique d'une région donnée.
A l'aube de la période électorale, la FAC tient à rappeler au
gouvernement ses attentes précises quant au maintien et au financement du
réseau collégial. "Nous attendons notamment du gouvernement qu'il assure
l'avenir de l'enseignement collégial, entre autres en lui garantissant un
financement à la hauteur des besoins réels. Le sous-financement chronique dont
souffrent les cégeps constitue la plus sérieuse entrave à leur bon
fonctionnement", précise Jean-Claude Drapeau. "Des mesures doivent absolument
être mises en oeuvre pour assurer le maintien d'un enseignement de qualité et
d'une carte de programmes favorisant l'accessibilité aux études supérieures
dans chacune des régions du Québec. Les mesures de rationalisation actuelles,
subtiles, ne peuvent durer plus longtemps, et l'enveloppe budgétaire dédiée à
l'enseignement doit nécessairement être augmentée, ce qui n'a pas été fait
dans l'injection actuelle", conclut le président de la FAC.
La Fédération autonome du collégial est une organisation syndicale qui
représente quelque 4 000 enseignantes et enseignants de cégep répartis sur
l'ensemble du territoire québécois. Elle s'emploie, jour après jour, à
défendre les meilleures conditions d'enseignement pour ses membres, tout en
développant une réflexion pédagogique novatrice centrée sur la réussite des
étudiantes et étudiants et sur l'accessibilité aux études collégiales pour
l'ensemble des Québécoises et des Québécois. (www.lafac.qc.ca)
Renseignements: Jean-Claude Drapeau, président, (514) 943-0329; Source:
Marie-Andrée Bousquet, responsable de l'information