L'OIT dénonce la loi de retour au travail imposée par le gouvernement canadien aux travailleurs et travailleuses des postes

OTTAWA, le 2 avril 2013 /CNW/ - Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) salue aujourd'hui la décision rendue par l'Organisation internationale du Travail (OIT) qui déclare injustifiée la loi de retour au travail imposée aux travailleuses et travailleurs des postes canadiens en juin 2011, puisque les services postaux ne constituent pas des services essentiels. L'OIT est l'agence des Nations Unies responsable de l'élaboration et de l'encadrement des normes internationales du travail.

« Il s'agit d'une très belle victoire pour le STTP et l'ensemble du mouvement syndical canadien », a déclaré Denis Lemelin, président national du STTP.

Dans sa décision, l'OIT souligne que le droit de grève est un droit fondamental, car il « est un des moyens essentiels dont disposent les travailleurs et leurs organisations pour promouvoir et pour défendre leurs intérêts économiques et sociaux. » L'OIT note que le droit de grève peut être limité uniquement lorsque les employées et employés concernés assurent la prestation de services essentiels et uniquement lorsque l'interruption de ces services mettrait en danger la santé ou la sécurité publique. L'OIT souligne que les services postaux ne correspondent pas à la définition de « services essentiels ».

« La décision de l'OIT est claire », a précisé M. Lemelin. « Le droit de grève est un droit fondamental. À l'avenir, le gouvernement canadien devra respecter le droit des travailleuses et travailleurs de négocier collectivement et, au besoin, de faire la grève. »

Dans sa décision, l'OIT note aussi que le STTP et la Société canadienne des postes avaient adopté un protocole, élaboré par le Syndicat et Postes Canada conjointement avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux, pour permettre le traitement et la livraison des chèques socio-économique advenant une interruption du service postal. L'OIT précise que c'est le lock-out imposé par la direction de Postes Canada qui a rendu « impossible le respect du protocole de service minimal ». Selon l'OIT, au lieu d'adopter une loi de retour au travail, « le gouvernement aurait dû se contenter de veiller au respect des services minima négociés. »

SOURCE : SYNDICAT DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DES POSTES

Renseignements :

Kevin Matthews, spécialiste des communications, Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes; cellulaire : 613-327-1177; courriel : kmatthews@cupw-sttp.org; site Web du STTP : www.sttp.ca.