La ministre Aglukkaq annonce de nouvelles règles pour contrer l'abus de médicaments d'ordonnance

La ministre Aglukkaq annonce l'adoption de nouvelles règles d'homologation rigoureuses visant à sévir contre le détournement de produits contenant de l'oxycodone à libération contrôlée. (Groupe CNW/Santé Canada)

Elle invite fortement les provinces, les territoires et les professionnels de la santé à agir eux aussi

OTTAWA, le 19 nov. 2012 /CNW/ - Pour lancer la Semaine nationale de sensibilisation aux toxicomanies, l'honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, accompagnée de Shelly Glover, secrétaire parlementaire du ministre des Finances, a annoncé aujourd'hui l'adoption de nouvelles règles d'homologation visant à sévir contre le détournement de produits contenant de l'oxycodone à libération contrôlée - des médicaments d'ordonnance dont le risque d'abus est élevé.

Dans une lettre destinée à ses homologues des provinces et des territoires, la ministre fédérale de la Santé invite fortement ces derniers, ainsi que les professionnels de la santé, à examiner les mesures qu'ils pourraient prendre dans leur champ de compétences respectifs pour s'attaquer au grave problème que représente l'abus de médicaments d'ordonnance.

« Notre gouvernement prend des mesures pour contrer l'abus de médicaments d'ordonnance, a indiqué la ministre Aglukkaq. Il s'agit d'un enjeu majeur qui détruit la vie des individus et des familles, et je crois que nous avons la responsabilité de collaborer avec les provinces et les territoires pour nous attaquer de plein fouet à ce problème. »

En application de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS), Santé Canada imposera désormais de nouvelles conditions rigoureuses aux distributeurs autorisés à fabriquer et à distribuer des produits contenant de l'oxycodone à libération contrôlée. Par exemple, les distributeurs seront tenus de signaler toute hausse importante des ventes et tout changement aux tendances de distribution, en plus de se conformer à l'exigence de Santé Canada de signaler toute perte et vol. Si des preuves d'abus sont mises au jour, des mesures pouvant aller jusqu'à la révocation des licences les habilitant à se livrer à des activités mettant en cause certains types de médicaments seront prises. Au besoin, le dossier pourrait être transmis aux autorités judiciaires.

« Des mesures concrètes doivent être prises à l'échelle provinciale aussi », a ajouté la ministre Aglukkaq dans sa lettre.

L'intervention du gouvernement fédéral n'est qu'une des composantes de la lutte contre l'abus de médicaments d'ordonnance. Les professionnels de la santé qui prescrivent des médicaments relèvent de la compétence des gouvernements provinciaux et territoriaux. En conséquence, la ministre Aglukkaq encourage fortement ces derniers à discuter de la question avec les responsables des associations médicales de leur territoire et à renforcer les pratiques provinciales et territoriales pour contrer l'usage abusif de médicaments d'ordonnance. Elle les invite notamment à établir les exigences de formation et les champs d'activité des médecins et autres professionnels ainsi qu'à surveiller les pratiques de prescription. Santé Canada a, au cours des dernières années, appliqué des contrôles semblables, y compris la mise sur pied d'un programme de surveillance des médicaments, au Programme des services de santé non assurés destiné aux Premières Nations et aux Inuits, lequel est administré par le gouvernement fédéral.

Aucune disposition de la Loi sur les aliments et drogues n'autorise le ministre de la Santé à ne pas approuver un médicament quand celui-ci est considéré sûr et efficace lorsqu'il est utilisé aux fins recommandées. La loi ne permet pas de refuser d'accorder un permis en raison d'un usage à mauvais escient. Dans la lettre, la ministre Aglukkaq a confirmé qu'elle ne s'ingérera pas politiquement dans le processus d'examen scientifique de Santé Canada en ce qui a trait aux versions génériques de l'oxycodone à libération contrôlée.

« Il ne devrait pas revenir aux politiciens de déterminer quels médicaments devraient être approuvés à des fins médicales, a déclaré la ministre Aglukkaq. Le problème d'abus de médicaments d'ordonnance ne se résume pas à une seule pilule, et je veux m'assurer que les patients légitimes ont accès à des médicaments que les scientifiques de Santé Canada jugent sûrs et efficaces lorsqu'ils sont utilisés selon les indications. »

La ministre a conclu sa lettre en indiquant que s'il est entendu que l'intervention des provinces et des territoires est insuffisante pour contrer le problème, elle serait alors prête à envisager la prise de mesures supplémentaires de la part du gouvernement fédéral pour mieux lutter contre le risque de détournement de médicaments.

La ministre a toutefois indiqué que la création de plus d'obstacles bureaucratiques pour les médecins, les dentistes et les pharmaciens risque d'avoir un impact négatif sur les soins des patients.

« Je veux m'assurer que les mesures que nous prendrons pour sévir contre l'abus de médicaments d'ordonnance n'aient pas de conséquences négatives imprévues pour les personnes qui ont besoin de ces médicaments pour maintenir une qualité de vie raisonnable », a déclaré la ministre Aglukkaq. Plutôt que d'adopter une solution purement symbolique, je suis d'avis que nous pouvons appliquer les lois en vigueur afin d'apporter des changements significatifs au système dans son ensemble et de rendre plus difficile la consommation abusive des médicaments d'ordonnance. »

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SOURCE : Santé Canada

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